Présenté comme le mentor d'Adel Kermiche, un Amiénois nie les accusations portées contre lui

FAITS DIVERS
CONFIDENCES - Ancien compagnon de cellule d'Adel Kermiche, cet homme de 32 ans a été accusé d'avoir radicalisé en prison l'un des tueurs du prêtre de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray.

Rétablir la vérité. Tel était l'objectif de cet Amiénois, présenté par les médias , à tort selon lui, comme le mentor d'Adel Kermiche, l'un des bourreaux du père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray. Son nom aurait été cité dans la messagerie Telegram d'Adel Kermiche. 

C'est ainsi, comme le révèle le Courrier Picard , que cet homme de 32 ans s'est présenté spontanément à un commissariat de police. "Si vous voulez savoir quoi que ce soit, je suis là". 

EN SAVOIR + >> Le Telegram d'Adel Kermiche parle encore...

Inscription de la date de naissance de Ben Laden sur le mur

L'homme a bien connu Adel Kermiche. Il le rencontre lors de sa détention à Fleury-Mérogis. Les deux hommes partagent la même cellule pendant deux mois, entre novembre 2015 et janvier 2016. La cohabitation se passe mal. L'Amiénois s'épanche sur le profil particulier de son compagnon de cellule : "Il avait un problème psychologique. Il passait du coq à l’âne. D’un coup, il était capable de s’énerver. Et dans ces cas-là, il frappait dans les murs." De fil en aiguille, l'idéologie qui anime Adel Kermiche ne fait plus aucun doute. "Il avait écrit tout un programme sur les murs de la cellule, des trucs bizarres. Il y avait une date par exemple, je lui ai demandé ce que c’était, il m’a dit que c’était la date de naissance de Ben Laden !" L'Amiénois, musulman pratiquant, explique qu'il tente malgré tout de "le raisonner", mais "c’était un buté de la vie. C’était comme si je parlais à un mur". 

"En prison, il traînait avec celui qui a tiré à BFM et Libération"

Lassé de partager sa cellule avec ce sulfureux personnage qu'est alors Adel Kermiche, l’Amiénois a demandé à plusieurs reprises à changer de cellule. Il n'est manifestement pas le seul. "Lui aussi faisait des demandes, il voulait être avec un gars, radicalisé lui aussi. C’était quelqu’un qui est resté un an tout seul, quelqu’un qui était sur le point de préparer quelque chose. Dans la prison, il traînait avec celui qui a tiré à BFM et Libération, en 2013. Sa demande a fini par être acceptée."

Depuis, l’Amiénois est sorti de détention provisoire en mars. C'est donc de l'extérieur qu'il a été informé du passage à l'acte de son ancien compagnon de cellule. 

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