Prise d'otages de Colombes : le suspect mis en examen et écroué

Prise d'otages de Colombes : le suspect mis en examen et écroué

FAIT DIVERS - Le trentenaire qui avait pris en otages plusieurs employés de La Poste vendredi dernier à Colombes (Hauts-de-Seine) a été mis en examen pour "vol avec arme" et "séquestration" de plusieurs personnes. Il a été écroué.

Une semaine après les attentats dans les locaux de Charlie Hebdo (11e) et dans l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes (12e), la ville de Colombes (Hauts-de-Seine) a connu vendredi dernier un moment de terreur pendant près de deux heures. Une brève prise d'otages dans un bureau de poste pour laquelle un homme de 30 ans a été mis en examen dimanche pour "vol avec arme" et séquestration, puis écroué.

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Vendredi, peu après midi et jusqu'à 14 heures environ, l'homme armé avait pris en otages deux employés d'un bureau La Poste de l'avenue Charles-de-Gaulle. Vers 14h30, l'individu s'était finalement rendu après l'intervention des forces de l'ordre.

L'arme était factice

Selon une source judiciaire, l'homme âgé de trente ans avait menacé les employés du bureau de poste avec une arme qui s'est avérée factice . Ses otages, choqués, n'avaient pas été blessés. Il s'était fait remettre de l'argent, ont indiqué cette source judiciaire et une source proche de l'enquête. Dans un premier temps, les enquêteurs n'avaient pas retenu la thèse d'un vol à main armée.

L'homme avait lui-même appelé la police, se disant en possession de grenades et d'une kalachnikov, mais les policiers n'avaient retrouvé sur place qu'une arme de poing factice. Légèrement ivre, il tenait des propos confus et avait notamment demandé à voir son médecin et une ambulance.

"Sain d'esprit"

Au terme d'un examen psychologique et de sa garde à vue, il a été jugé "sain d'esprit", a indiqué la source proche de l'enquête. La Brigade de recherche et d'intervention (BRI) de la PJ parisienne et les policiers d'élite du Raid avaient été déployés en nombre sur place. Les enquêteurs avaient très rapidement écarté tout lien avec les attentats de la semaine précédente.

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