Prison de Lille-Sequedin : enquête administrative ouverte après la diffusion d’une vidéo troublante entre un détenu et une surveillante

FAITS DIVERS
NORD - Une enquête a été ouverte par l’administration pénitentiaire après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant une surveillante stagiaire s’agenouiller devant un prisonnier dans une cellule de la prison de Lille-Sequedin et semblant lui pratiquer une fellation. Le détenu a été transféré dans un autre établissement, la stagiaire suspendue.

L’administration pénitentiaire a ouvert une enquête après la diffusion d’une vidéo troublante sur les réseaux sociaux. Des images tournées dans une cellule de la maison d’arrêt de Lille-Sequedin (Nord) montrant une surveillante s’agenouiller devant un prisonnier torse nu et suggérant la pratique d’une fellation. La scène de quelques secondes semble avoir été filmée à l’insu de la jeune femme. Comme l’a révélé Le Parisien, l’administration pénitentiaire a avisé le parquet de Lille.


Le détenu a été identifié comme un jeune homme de 26 ans, incarcéré depuis un an pour des affaires de vol. Il a été transféré dans un autre établissement de la région, indique l’administration pénitentiaire jointe par LCI. A l’intérieur de sa cellule, ont été découverts trois portables - dont celui qui aurait été utilisé pour filmer la scène - mettant en avant une nouvelle fois le problème récurrent des téléphones en prison. 

"Interruption immédiate de (sa) formation"

La surveillante est une élève en fin de stage à l’Ecole nationale de l’administration pénitentiaire (Enap). Si ces formations en immersion permettent de "conforter l’institution dans la pertinence des recrutements qu’elle opère" ou "de discerner les personnalités incompatibles avec l’exercice du métier", la carrière de la jeune femme devrait s'arrêter là. "Ce support met en évidence une posture inadaptée, non professionnelle, qui ne respecte pas les principes de bonne distance et de sécurité enseignés à l’Enap pendant la formation, commente l'administration pénitentiaire. Pour cette raison, l’interruption immédiate de la formation de cette élève a été décidée par la directrice de l’Enap". 


Une source proche du dossier voit dans la diffusion "illégale" de ces images "une volonté manifeste de détruire l’image d’une personne" qui devrait faire l'objet d'une enquête judiciaire. Mais pour l'heure, elle n'est pas à l'ordre du jour. Sollicité par LCI, le parquet de Lille  indique en effet avoir simplement été informé par la direction de l'établissement pénitentiaire de cette affaire, qui, "en l’état des informations fournies, ne justifie pas d'investigations judiciaires faute d’infraction pénale". 

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