Procès Carlton : "Il n'y a rien, rien, rien", selon les avocats de DSK

Procès Carlton : "Il n'y a rien, rien, rien", selon les avocats de DSK

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PROCÈS – Après la demande de relaxe du procureur de la République mardi, les avocats de Dominique Strauss-Kahn ont dénoncé un dossier qui "s'est effondré" lors des plaidoiries de la défense, mercredi 18 février, troisième semaine du procès pour proxénétisme aggravé dit du "Carlton de Lille".

Après la demande de relaxe "pure et simple" du procureur mardi faute de preuves, l'heure était mercredi 18 février aux plaidoiries de la défense. Alors que le procès pour proxénétisme aggravé dit du "Carlton de Lille", qui est entré dans sa troisième et dernière semaine, a donné la parole à tous les interlocuteurs, celle des avocats de Dominique Strauss-Kahn était attendue - ils avaient gardé le silence hors de la salle d'audience.

"Ce dossier s'est effondré"

Emboîtant le pas aux déclarations du procureur de la République, la défense a souligné "l'effondrement spectaculaire" du dossier d'accusation. Sans surprise, les trois conseils de l'ancien patron du FMI ont fustigé, pendant plus de deux heures une instruction qui les a indignés. "Le droit a été tordu, détourné de sa finalité tout autant que les faits", s'est offusqué Frédérique Baulieu. "Ce que nous savions est arrivé : ce dossier s'est effondré", a clamé Henri Leclerc après une charge pour obtenir la relaxe de son client, citant la Déclaration des Droits de l'Homme de 1789.

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Il ajoute, triomphant : "Vous êtes libres bien sûr, mais vous avez tenu un débat contradictoire, vous avez entendu les arguments. Il ne reste plus rien (...), plus aucun accusateur, qu'un dossier qui a coûté une fortune et où il n'y a rien". "Rien, rien, rien", a-t-il martelé. Henri Leclerc a par ailleurs évoqué la sexualité de Dominique Strauss-Kahn, largement débattue durant le procès. "Il a une liberté sexuelle qui est la sienne, il a le droit", a déclaré l'avocat, soulignant que le terme de débauche a été expurgé du code pénal de 1995.

Suite des plaidoiries jeudi

Les plaidoiries se poursuivront jeudi, dont celle d'Eric Dupond-Moretti, avocat de David Roquet, l'ex-patron d'une filiale d'Eiffage qui comparaît pour proxénétisme aggravé, abus de biens sociaux et escroquerie. Après la fin des plaidoiries, le jugement sera mis en délibéré, jusqu'à une date encore inconnue.

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Lors de la suspension de mi-journée, un étudiant en droit a tendu son code pénal à Dominique Strauss-Kahn pour qu'il le lui dédicace. L'ancien patron du FMI s'est exécuté, avec un grand sourire.

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