Procès des faux-monnayeurs : huit ans de prison pour l'ancien imprimeur

FAITS DIVERS

VERDICT - La cour d'assise de Paris a condamné ce vendredi le principal suspect d'un réseau de faux-monnayeurs à huit ans de prison. Son beau-frère et longtemps acolyte présumé, a quant à lui été acquitté.

Ils encouraient la réclusion à perpétuité. Dominique Patrom, 59 ans et Marceau Baumgertner, 63 ans, les deux beaux-frères accusés d'avoir fait tourner, depuis 2007, le plus important atelier de confection de faux billets jamais découvert en France, ont bénéficié ce vendredi 10 juin d'une peine bien plus clémente.

Le premier, perçu par les enquêteurs comme l'organisateur de ce réseau de Seine-et-Marne qui arrosait de fausse monnaie le marché européen, a été condamné à huit ans de réclusion par la cour d'assise de Paris. En état de récidive légale, il a profité d'une confusion des peines et pourrait, en comptant les années qu'il a déjà passées derrière les barreaux, retrouver la liberté d'ici quatre ans.

EN SAVOIR +
>> "Copains comme cochons", les deux génies du bricolage écoulent pour 9 millions d'euros de faux billets
>> La plus grande fabrique de faux billets de France démantelée

"Pas d'enrichissement, que des emmerdes !"

Quant au second accusé, Marceau Baumgertner, il a été acquitté. L'avocat général, lors de son réquisitoire, avait pourtant requis dix ans de prison à son encontre. Mais les jurés ont sans doute estimé que les preuves, pouvant déterminer sa participation à la confection et à la diffusion des billets, étaient suffisantes pour le faire condamner.

A la barre, alors que l'avocat général avait souligné un" production " de qualité" écoulée en abondance - de l'ordre de 374.000 fausses coupures - Dominique Patrom a tenu à rappeler qu'il ne menait pas la grande vie, malgré son implication dans le crime organisé. "Je ne sors pas le soir, je ne bois pas, je ne me drogue pas" a ainsi expliqué celui qui gagnait "entre 1500 et 2500 euros" par mois, selon son avocate Marie-Laure Barré, ajoutant : "Pas d'enrichissement, que des emmerdes". Et la perspective, dorénavant, de retrouver bientôt la liberté. 

Sur le même sujet

Lire et commenter