Profanation d'une mosquée à Nice : deux personnes arrêtées

FAITS DIVERS

NICE – Deux personnes ont été arrêtées ce jeudi soir dans le cadre de l'enquête sur la profanation d'une mosquée, ce mercredi à Nice, qui doit ouvrir prochainement.

Un peu plus de 24 heures après la découverte d'une carcasse de sanglier devant la mosquée En Nour, qui doit prochainement ouvrir à Nice, deux personnes ont été arrêtées. Dans un communiqué, le ministre Bernard Cazeneuve a "félicité les policiers (...) des Alpes-Maritimes, qui ont interpellé ce (jeudi) soir deux individus suspectés d'être impliqués dans la profanation, hier à Nice, de l'Institut culturel et cultuel En Nour". Le ministre a réaffirmé "la détermination du gouvernement à combattre et à sanctionner tous les actes haineux et anti-religieux", les jugeant "inacceptables dans notre République laïque".

Une inauguration ce vendredi ?

Cette mosquée est au centre d'un conflit entre l'association qui gère ce lieu de culte et la municipalité. Le maire de Nice Christian Estrosi (LR), opposé à l'ouverture de la mosquée, a notamment attaqué le préfet des Alpes-Maritimes qui avait donné son feu vert à l'ouverture. Ce lundi, le tribunal administratif de Nice, arguant la liberté de culte et la capacité insuffisante des salles de prières de la ville de Nice, a enjoint la municipalité de donner son autorisation d’ouverture dans les cinq jours. La ville a décidé de se pourvoir en cassation devant le Conseil d'Etat, mais ce recours n'est pas suspensif.

Selon un ancien conseiller municipal, Razak Fetnan, proche des dirigeants de la mosquée, les dirigeants de la mosquée En Nour pourraient inaugurer leur lieu de culte, qui peut accueillir plus de 800 fidèles, à l’occasion de la grande prière de vendredi.

EN SAVOIR + >>  Nice : une carcasse de sanglier retrouvée devant la mosquée

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