Accident de Puisseguin : la vitesse et l'état de la route pointés du doigt

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UN AN APRÈS - Une cérémonie se tient ce dimanche pour rendre hommage aux 43 victimes de Puisseguin, en Gironde. Le 23 octobre 2015, un camion et un autocar transportant des personnes âgées, sont entrés en collision. Un an après ce drame, un second rapport sur les causes de l’accident tend notamment à démonter l’une des thèses avancées par les premières conclusions d’experts.

Ce dimanche 23 octobre, Puisseguin et sa région vont rendre hommage aux 43 personnes décédées un an plus tôt dans la collision entre un camion et un autocar. La cérémonerie débutera à 9h, à Petit Palais, d'où était parti l'autocar transportant principalement des personnes âgées. Une stèle y sera dévoilée avant qu'un office religieux se tienne à Puisseguin. Jean-Vincent Placé, secrétaire d'Etat chargé de la réforme de l'Etat et de la Simplification, sera présent, ainsi qu'Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière.


Un an après le drame, les causes restent indéterminées. En juillet 2016, un premier rapport d’enquête sur le drame de Puisseguin en Gironde révélait la présence d’un second réservoir dans le camion qui a heurté le car transportant une quarantaine de personnes âgées. Réservoir que les experts disaient être la cause de la combustion rapide des deux véhicules. Or selon le quotidien régional Sud-Ouest, un nouveau rapport d’experts, publié mercredi 12 octobre, remet en cause cette thèse. Selon eux, le rôle du second réservoir comme accélérateur de combustion n’est pas démontré. Ils avancent cependant que le gaz de climatisation présent dans le car pourrait être l’une des causes de l’expansion du feu. 

La vitesse du camion mise en cause

A ce stade de l’enquête, les experts sont cependant sûrs de plusieurs éléments notamment concernant la vitesse du camion au moment de l’accident. Selon le rapport publié cette semaine, le chauffeur conduisait à 75 km/h, sur une route limitée à 90 km/h, la départementale 17. S’il respectait donc la limite en vigueur, les experts ont indiqué qu’il avait néanmoins abordé trop vite le virage près duquel l’accident a eu lieu. Par conséquent, le chauffeur a dû braquer à droite de façon très brutale. Le rapport estime qu’à cet endroit, la route aurait dû être mieux balisée.

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Défaut de freinage

Autre certitude issue du rapport, le système de freinage de la remorque attachée au camion était défaillant. Les experts expliquent dans leur analyse que ladite remorque aurait dû ralentir avant la tête de camion qui la tractait. Or, au moment de l’accident, il s’est passé l’inverse. Le chauffeur a donc eu plus de mal à contrôler la trajectoire de son véhicule. Une perte de contrôle également due à l’état du bitume sur le lieu du drame. Selon les experts, celui-ci était usé et a aggravé la déviation de trajectoire.

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Les proches des victimes devront cependant attendre 2018 avant de pouvoir obtenir des résultats définitifs, plusieurs expertises étant encore prévues, notamment afin de comprendre la rapide combustion des deux véhicules.

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