Pyrénées : des chevaux bloqués en altitude depuis deux semaines ont pu être sauvés

FAITS DIVERS

SAUVETAGE- Une expédition mêlant volontaires et secouristes est parvenue à récupérer lundi une quinzaine de chevaux bloqués depuis deux semaines dans la neige, à 2000 mètres d'altitude.

La solidarité s'est mise en marche lundi sur les pentes des Pyrénées. Depuis deux semaines, 14 chevaux étaient bloqués par la neige, dans le massif de l'Ossau (Pyrénées-Atlantiques), à quelque 2000 mètres d'altitude. Depuis plusieurs jours, les autorités locales réfléchissaient autour de Jean-Louis Debayle, propriétaire des bêtes, au moyen de secourir les huit juments et six poulains qui n'avaient pas pu redescendre dans la vallée après la chute de neige du 22 novembre dernier.

Bloqué par sa moisson, rapporte Sud Ouest, l'agriculteur avait attendu le lendemain du jour initialement fixé pour partir récupérer ses bêtes. "Le lendemain, je suis monté chercher les juments avec ma femme. Nous étions mal chaussés, il y avait un mètre de neige ! On ne les a pas trouvées", explique-t-il au quotidien régional.

"Elles étaient bien affaiblies"

Jeudi dernier, un survol de la zone où devaient se trouver les chevaux avait été effectué en hélicoptère et avait permis de les localiser. Du fourrage fourni par l’éleveur avait pu être déposé à l'endroit où les juments et les poulains s'étaient regroupés, tandis que la hausse des températures permettait de laisser espérer que des poches d'eau offrent aux bêtes de quoi se désaltérer.

Lundi, dix-sept montagnards et éleveurs habitués du secteur, accompagnés de trois secouristes en montagne et deux membres du peloton de gendarmerie de haute montagne d'Oloron, sont partis pour tenter de récupérer les chevaux. Au terme de 2h30 de marche, raconte Sud Ouest , les premiers de cordée ont pu apercevoir les bêtes en milieu de journée. "Elles étaient bien affaiblies, témoigne Jean-Michel Mehl, l'un des participants de l’expédition. Certaines avaient la peau sur les os."

Après de longs efforts, notamment pour tracer un passage dans la neige dans les premiers hectomètres de la descente, les chevaux ont pu être ramenés dans la vallée en fin d’après-midi. Il était plus que temps.

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