Un aigle royal de l'armée de l'air attaque une fillette par erreur

Un aigle royal de l'armée de l'air attaque une fillette par erreur

FAITS DIVERS
DirectLCI
RAPACE - Un aigle royal de l'armée de l'air, censé attaquer les drones, a blessé une fillette en avril, a annoncé l'armée vendredi. Les autorités admettent que l'emploi de ces animaux peut poser problème pour protéger de grands événements.

Elle s'est fait une belle frayeur. Une fillette a été attaquée, le 17 avril, par un aigle royal de l'armée de l'air française, entraîné pour abattre des drones, a annoncé l'armée vendredi. Alors qu'il volait dans les Pyrénées, l'animal a fondu en piqué sur la jeune fille et l'a blessée d'un coup de serre.


"Les faits remontent au 17 avril, pendant les vacances scolaires, dans les Pyrénées, dans le cadre d'un entraînement en 'vol libre' d'un de nos aigles (...) C'est une bête sauvage. L'aigle a été attiré par un gilet autour de la taille de la fillette, qu'il a pris pour un drone. Elle a eu une griffure dans le bas du dos", a expliqué le colonel Olivier Celo. Lors de l'incident, l'aigle royal ne s'entraînait pas à attaquer des drones mais volait au-dessus de la commune de Musculdy (Pyrénées-Atlantiques) "dans son espace naturel, la montagne, afin de conserver sa musculature".

Nous nous posons des questions sur leur capacité d'emploi en dehors de nos bases aériennesColonel Celo

"Le commandant de la base aérienne de Mont-de-Marsan", situé dans les Landes "a contacté la mère de la fillette", a indiqué le porte-parole. C'est dans cette base que l'animal est entraîné dans le cadre d'un programme expérimental d'aigles intercepteurs de drones, inspiré d'une expérience aux Pays-Bas. Les drones sont considérés comme une menace potentielle par de nombreux pays.


Mais, aux Pays-Bas comme en France, les autorités ont quelques difficultés à maîtriser leurs aigles. "Nous nous posons des questions sur leur capacité d'emploi en dehors de nos bases aériennes", admis le colonel Celo. "Nous commençons à nous dire que cette capacité ne pourra pas être déployée comme on l'espérait pour couvrir de grands événements en zone urbaine ou péri-urbaine, comme le 14 juillet (pour la fête nationale). En revanche, pour protéger nos bases aériennes, cela peut rester un bon dispositif".


"Nous allons probablement limiter l'ambition du programme à la protection d'environnements réduits comme une base aérienne", a conclu le porte-parole.  "L'évaluation de la lutte antidrone à partir de rapaces va se poursuivre jusqu'à fin 2018 mais nous avons arrêté les vols libres pendant les périodes de vacances scolaires et la période estivale".

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter