Quand le futur terroriste de Nice prenait un selfie avec... Christian Estrosi

Quand le futur terroriste de Nice prenait un selfie avec... Christian Estrosi

FAITS DIVERS
SELFIE - Dans une enquête publiée ce vendredi, Mediapart révèle des failles accablantes sur la sécurité, le soir du 14 juillet 2016 à Nice. On apprend entre autre que le tueur au camion-bélier, Mohamed Lahouaiej Bouhlel, a posé avec l’ancien maire Christian Estrosi pour un selfie.

Un cliché flou et quelque peu sombre. Mediapart a diffusé ce vendredi un selfie pris par l’auteur de l’attentat du 14 juillet dernier à Nice, qui a coûté la vie à 86 personnes. On voit ainsi Mohamed Lahouaiej Bouhlel sur la gauche, fixant la caméra un léger sourire aux lèvres, et à droite Christian Estrosi, l’ancien maire de Nice, visiblement tout aussi décontracté. 


Mêlé à la foule, le futur terroriste, en repérage ce soir du 15 août 2015, va faire une photo avec un élu de la République, immortalisant un moment de sa vie en compagnie de celui qui prône la sécurité à Nice. Ultime provocation ou message posthume ? Difficile à dire.

La politique sécuritaire d'Estrosi remise en cause

Au-delà de ce cliché choc, Mediapart accuse "la politique sécuritaire de Christan Estrosi". L'élu Les Républicains, qui a annoncé qu'il portait plainte pour diffamation contre le média en ligne, a toujours défendu son réseau de caméras de vidéosurveillance. "Nous portons plainte sur ces propos scandaleux allant jusqu'à faire croire que Christian Estrosi aurait fait volontairement une photo avec le terroriste", a indiqué l'entourage de l'ancien édile de Nice. 


 Au lendemain des attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, à Paris, il s'étonnait que les forces de l'ordre n'aient pas réussi à arrêter les tueurs. Il avait assuré être "à peu près convaincu que, si Paris avait été équipée du même réseau [de caméras] que [celui de Nice], les frères Kouachi n'auraient pas passé trois carrefours sans être neutralisés et interpellés", relève le site.  

Onze repérages sur la promenade des Anglais

Pourtant, le matin du 13 juillet 2016, Mohamed Lahouaiej Bouhlel a conduit pendant 30 minutes son 19 tonnes sur le trottoir de la Promenade des Anglais, censée être fermée à la circulation des camions, sans être inquiété. Il répète ces manœuvres par trois fois, affirme Mediapart. Chacune des scènes est filmée, mais la police municipale ne réagit pas. Selon le site d'investigation, cela faisait déjà deux jours que le terroriste effectuait des repérages qui s’élèveraient au nombre de onze en tout.  


Dans un communiqué, la mairie a tenu à se défendre : "Nous rappelons que toutes les images de la ville de Nice ont été très utiles dans la gestion de la nuit du 14 au 15 pour lever des doutes et pour l'avancée de l'enquête. Elles sont en permanence utilisables et visionnées tant par la police municipale que par la police nationale", peut-on lire. "La Promenade des Anglais est un lieu de livraison pour les restaurants et les plagistes et, ce, 7 jours sur 7. (...) Les caméras ne remplaceront jamais les services de renseignement."  

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