Que sait-on de Wilston B., le braqueur de Saint-Ouen ?

FAITS DIVERS
FAITS DIVERS - Un détenu, en cavale depuis le 27 mai, a été tué lors d'un braquage à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) lundi. Âgé de 24 ans, l'homme était connu pour son lourd passé judiciaire et faisait l’objet de plusieurs signalements. Metronews fait le point sur son profil.

Wilston B., l'un des auteurs du braquage qui s'est produit lundi dans un entrepôt de bijoux à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), est mort après avoir été pris en chasse par la police. L'un des fonctionnaires qu’il a blessé, lui, est toujours dans "un état désespéré" après avoir reçu deux balles à la tête. Depuis, beaucoup de questions se posent sur ce jeune homme de 24 ans au passé trouble. Metronews détaille son profil.

 Que sait-on de son parcours ?

Wilston B., abattu lundi, était âgé de 24 ans. Ce délinquant qui vivait à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) avec sa mère mais possédait plusieurs domiciles, a été mis en cause dans pas moins de 30 affaires. Il a par ailleurs fait l’objet de huit condamnations entre 2007 et 2013. D'abord par le tribunal pour enfants, puis par le tribunal correctionnel de Nanterre qui l’a condamné pour violences et vols aggravés. C'est pour ces derniers faits qu'il a écopé de son ultime condamnation à six années de prison ferme, courant 2013. Il était cependant incarcéré dès 2011 en détention préventive à Fresnes (Val-de-Marne), avant d’être transféré trois ans plus tard à la prison de Réau en Seine-et-Marne. Wilston B. était libérable le 3 janvier 2018.

► S’est-il radicalisé en prison ?

C’est l’une des questions qui s’est rapidement posée lundi soir. Wilston B., en détention préventive à Fresnes depuis le 27 septembre 2011, est repéré par les fonctionnaires du renseignement pénitentiaire. Il est suspecté de fréquenter, notamment lors de promenades, plusieurs détenus présumés proches de la mouvance islamiste radicale. Une source précise au Parisien que "la fréquentation de ces prisonniers ne fait pas nécessairement de lui un individu acquis à la cause", mais cette dernière "confirme qu'une fiche non nominative, mais liée aux groupes de détenus est alors rédigée" en 2014, avant son transfert à la prison de Réau pour être séparé des individus en question. Une source interne à l’établissement pénitentiaire indique à metronews que le détenu "n’affichait aucune radicalisation et se comportait correctement, sans poser de problèmes". Cette question reste donc pour l’heure en suspens.

► Pourquoi a-t-il bénéficié d’une permission de sortie le 27 mai dernier ?

En mars 2015, Wilston B. bénéficie d’une première autorisation de sortie sous escorte, dans le but de se rendre aux obsèques de son père. Le 27 mai, sur décision du juge d'application des peines de Melun, il est autorisé à sortir sans escorte, afin de régler des affaires de succession familiale liées au décès de son père, indique la Chancellerie. Une permission dont il ne reviendra pas et qui se trouve aujourd’hui au coeur de la polémique.

Wilston B. fait alors l’objet d’un mandat de recherche et d’une fiche S (sûreté de l’Etat). Mardi soir, une source citée par LCI et l’Express "ayant consulté l’ordonnance", a indiqué que le détenu en cavale avait bénéficié d’une permission pour un tout autre motif : un rendez-vous à la mairie du 18e arrondissement de Paris pour réinsertion professionnelle. Contactée par metronews, la mairie a de son côté fait des recherches, mais pour l’heure, n’a pas retrouvé trace de son passage.

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