Qui était Arthur Noyer, le militaire tué par Nordahl Lelandais ?

FAITS DIVERS
SAVOIE – Déjà à l’origine de la mort de la petite Maëlys, Nordahl Lelandais a avoué ce jeudi soir le meurtre d’Arthur Noyer, un jeune militaire qui avait disparu en avril 2017. Apprécié dans son régiment, décrit comme sans histoires, il n'avait que 23 ans.

Le 12 avril 2017, le caporal Arthur Noyer ne se présente pas au rapport. Une disparition qui laisse perplexe tout ceux qui connaissent ce militaire de 23 ans. Bien dans ses baskets, selon son père, le jeune homme originaire de Bourges (Cher) s’entend avec tout le monde. Au sein de son régiment, le 13e bataillon des chasseurs alpins de Chambéry, Arthur Noyer est un garçon particulièrement apprécié, décrit par son commandant comme une personne "de grande qualité et d'une grande maturité". Arrivé en mars 2014, "il s'est très bien adapté à la vie militaire", rapporte le colonel Devigne, qui commande le 13e BCA, qui évoque même un "élément incontournable de sa section". Promu caporal en 2016, il souhaitait passer son brevet de chef d'équipe de haute montagne.

Sur le plan familial, tout va bien également. "Notre famille est soudée, ne connaît pas de problème particulier et Arthur est très complice avec son jeune frère", explique le père d’Arthur Noyer dans le Dauphiné Libéré. Forcément, sa disparition plonge son entourage dans la plus grande inquiétude. D’autant que la veille de sa disparition, le jeune militaire avait eu son frère Quentin au téléphone. "Jamais il n'a évoqué un quelconque problème", avait indiqué la mère d’Arthur dans le Parisien. Dans la nuit du 11 au 12 avril 2017, le jeune caporal sort en boîte de nuit avec des amis. Il est aperçu une dernière fois en train de faire du stop vers 4 heures à Chambéry. Dès lors, plus personne ne le reverra.

La piste Lelandais était la bonne

Si le militaire est administrativement considéré comme "un déserteur", sa famille et sa hiérarchie multiplient les avis de recherches dans l’espoir de le retrouver. Mais au fil des jours, le pessimisme les gagne. "Pour moi, il a peut-être été victime d’un accident et l’auteur l’a embarqué pour dissimuler son forfait", déclare au Dauphiné son père, trois jours après la disparition. Après des mois d’angoisse, la police vient apporter la terrible nouvelle à la famille Noyer. En décembre 2017, l’ADN d’un crâne découvert en septembre sur un chemin de randonnée est celui d’Arthur. 

Dès lors, l’enquête s’accélère et de forts soupçons pèsent sur un certain Nordahl Lelandais, déjà mis en examen dans l’affaire de la petite Maëlys. Les enquêteurs s'appuient notamment sur des "indices graves et concordants" fournis par le bornage du téléphone du suspect et la présence de son véhicule sur les lieux de la disparition du militaire. Finalement, le 23 mars 2018, acculé par la multiplication des indices contre lui, Nordahl Lelandais avoue le meurtre d’Arthur Noyer qu’il avait pris en stop dans la nuit du 11 au 12 avril. 

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Affaires Maëlys et Arthur Noyer : l’inquiétant Nordahl Lelandais

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