Une femme décède aux urgences après 2h30 d'attente : son fils dénonce "une négligence gravissime"

FAITS DIVERS

DRAME - Après avoir passé 2h30 dans le hall des urgences du CHU de Reims, une retraitée serait décédée d'un choc cardiaque. Son fils est convaincu que l'hôpital a commis une grave "négligence", selon son témoignage recueilli par nos confrères de l'Union.

Il est décidé à comprendre comment cela a pu avoir lieu au sein même des urgences. Le fils d'une femme de 73 ans, décédée mardi au centre hospitalier universitaire de Reims,  est déchiré entre tristesse et colère. Sa mère serait morte à la suite d'une crise cardiaque, après avoir attendu deux heures et demi sans soin.

Une négligence a-t-elle été commise ? Le fils en est convaincu et parle même d'une "négligence gravissime" à nos confrères de L'Union. Pour lui, c'est évident, sa mère n'a pas été prise en charge correctement : "C'était une femme encore alerte. Elle marchait peu mais n'était pas grabataire ! Elle n'avait aucun problème de santé connu".  

Elle avait les doigts et le ventre bleus

Dans son témoignage accordé au quotidien régional, celui-ci estime qu'"elle a agonisé à petit feu". Il raconte être arrivé peu après 16h aux urgences, en même temps que les ambulanciers. "Ma maman avait un pouls très faible, elle était désorientée, et les membres inférieurs marbrés", précise-t-il. Une fois les démarches administratives effectuées à l'accueil, celui-ci est reparti travailler, laissant sa mère dans le hall avec les ambulanciers.

Ceux-ci ont alors remarqué que les doigts de la femme devenaient bleus, puis après vérification, son ventre aussi, précise à L'Union le gérant de la société d'ambulances qui a transporté cette retraitée ce jour-là. Ils alertent l'accueil mais il faudra encore patienter : "A 18h20, elle fait un choc cardiaque. Immédiatement, un des ambulanciers a couru frapper à la porte des urgences. Les secours ont entrepris le massage cardiaque à même le brancard". En vain.

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Manque de moyens, pénurie de médecins... l'hôpital est à bout de souffle

Son fils a saisi la justice par le biais de son avocat Maître Emmanuel Ludot afin de comprendre pourquoi  un médecin n'a pas examiné sa mère ni dans la maison de retraite qui dépend du CHU ni pendant les deux heures et demi d'attente à l'hôpital. De son côté le CHU se défend d'avoir commis une erreur, expliquant (lire notre précédent article) qu'à l'arrivée de la patiente, son état ne nécessitait pas de la faire passer en priorité, puis que des soins de réanimation appropriés lui ont été apportés.

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