Rhône : la fillette du rabbin brûlée après l'aspersion d'un liquide toxique sur sa poussette

Rhône : la fillette du rabbin brûlée après l'aspersion d'un liquide toxique sur sa poussette

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BRÛLURES – Dans la nuit du dimanche 18 au lundi 19 février, un produit toxique a été déversé sur la poussette du bébé du rabbin de Bron (Rhône). Résultat, la fillette de 14 mois a été brûlée.

A Bron, près de Lyon (Rhône), l'enfant du rabbin a été brûlée par un puissant produit toxique, lundi 19 février, après que sa poussette en a été aspergée. Selon Le Parisien, la poussette était stationnée dans le hall de l'immeuble où vit la grand-mère du bébé, dans la nuit du 18 au 19 février. 


Le lendemain, elle ne s’est pas aperçue que la poussette avait été lacérée et qu'elle dégoulinait d'un liquide dont la nature exacte n'est pas encore connue. C’est seulement après l’avoir promenée pendant 1h30 qu’elle a constaté que sa petite-fille âgée de 14 mois souffrait de brûlures au dos, aux fesses et à la cuisse.

Toutes les pistes ouvertes

Du côté de l'enquête, on se veut pour le moins prudent, selon Le Parisien, qui relaie les premiers éléments : "On ignore encore si cette affaire est un acte antisémite, une querelle de voisinage ou des dégradations gratuites commises par des voyous". D’après le rabbin, qui a porté plainte, cet acte malveillant pourrait avoir été commis par un voisin qui lui en veut. 


Les brûlures ont valu huit jours de l'équivalent d'une incapacité totale de travail à la fillette. Cette dernière va être examinée par un médecin spécialiste des urgences médico-légales pour les besoins de l’enquête.  La Sûreté départementale du Rhône a été saisie des investigations, qui doivent notamment déterminer les circonstances et la nature de cette agression. 


Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a condamné "vigoureusement l'agression lâche commise contre le bébé d'un rabbin de la ville de Bron", dans un communiqué. "Le papa du bébé, rabbin, âgé de 35 ans, qui a déposé plainte, nous confie que souvent son véhicule a fait l'objet de dégradations volontaires", ajoute le BNVCA.

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