Risque d'attentat en Allemagne : un complice du fugitif arrêté

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ANTI-TERRORISME La chasse à l'homme se poursuivait dimanche en Allemagne pour retrouver un Syrien en fuite soupçonné de préparer un attentat. Un complice présumé a été arrêté.

Policiers sur le qui-vive,  contrôles renforcés dans les gares et aéroports : les forces de sécurité allemandes sont en alerte maximales depuis samedi. Elle recherchent activement un homme de nationalité syrienne suspecté de préparer un attentat. Des produits hautement explosifs ont été retrouvés chez lui. 


"La peur du terrorisme gagne toute l'Allemagne!", écrit dimanche sur son  site internet le quotidien le plus lu du pays, Bild, alors que le suspect de 22  ans reste introuvable.  L'individu,un certain Jaber Albakr., est soupçonné d'avoir voulu commettre un attentat à la bombe. Ce dernier est né à Damas (Syrie) le 10 janvier 1994. Il a les cheveux bruns et courts.  Il serait vêtu d'un sweat-shirt à capuche noir. Lors de la fouille de son appartement, la police a trouvé des traces d'explosifs.  Un avis de recherche a été diffusé ce samedi. 

Les enquêteurs ont en revanche progressé dans son entourage. Un complice  présumé, syrien comme lui, a été arrêté et devait être présenté dans la journée  à un juge en vue d'être écroué.   "Il est soupçonné de complicité" dans "la préparation d'un attentat", a  indiqué dimanche à l'AFP un porte-parole de la police locale. L'homme, qui avait été interpellé la veille avec deux autres connaissances  du suspect pour vérifications, s'est révélé être "le locataire en titre" de  l'appartement de Chemnitz (est), où a été retrouvé de l'explosif samedi, a-t-il  ajouté. Les deux autres personnes ont été remises en liberté

Les autorités n'étaient pas en mesure de dire dimanche si le suspect a ou  non pris la fuite avec une partie de son explosif et donc si un attentat a été  déjoué ou reste au contraire un risque. Selon certains médias, l'homme serait  en contact avec l'EI. Dimanche en milieu de journée, il n'avait toujours pas été retrouvé malgré  un avis de recherche, avec photo, et la mobilisation de la police dans  plusieurs régions. A Chemnitz même, la police a dit vérifier "plus de 80 renseignements jugés  sérieux" mais reconnu ne "pas avoir de piste brûlante".


"Nous étions en train de préparer l'intervention lorsqu'il a quitté  l'immeuble", a indiqué un porte-parole de la police au site internet du  Spiegel. L'hebdomadaire allemand Spiegel parle lui d'une "bourde" des forces de  l'ordre, qui auraient même tenté sans succès de stopper le fugitif à sa sortie  en tirant un coup de semonce.

L'Allemagne a connu en juillet deux attaques revendiquées par l'organisation de l'État islamique (EI) : un attentat suicide commis par un Syrien de 27 ans, débouté de sa demande d'asile, qui a fait 15 blessés, et une attaque à la hache perpétrée par un demandeur d'asile afghan de 17 ans, qui a fait cinq blessés.

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