Saint-Etienne-du-Rouvray : Adel Kermiche inhumé dans le Val d'Oise

FAITS DIVERS
TERRORISME - Adel Kermiche a été inhumé dans le carré musulman de Puiseux-Pontoise, a-t-on appris samedi 20 août. Enterrer un terroriste pose toujours de nombreuses réticences de la part des communes et de leurs habitants.

Adel Kermiche, l'un des deux assassins du père Hamel fin juillet à Saint-Etienne-du-Rouvray, a été inhumé ce vendredi soir en banlieue parisienne, où sa famille possède une concession, a-t-on appris ce samedi 20 août auprès de la communauté d'agglomération.

Le jeune de 19 ans a été enterré en toute discrétion dans le carré musulman du cimetière intercommunal de Puiseux-Pontoise (Val-d'Oise), vers 21h, comme l'écrivait précédemment Le Parisien .

Droit à l'inhumation

"Nous n'avons fait qu'appliquer strictement la loi, d'une part parce qu'il y a une sépulture de famille dans ce cimetière et d'autre part parce que, selon le code général des collectivités locales, il y a un droit à l'inhumation et ce, quelles que soient les circonstances qui ont accompagné la mort du défunt", a expliqué une source au sein de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise.

La communauté musulmane de la banlieue de Rouen où Adel Kermiche vivait avait catégoriquement refusé qu'il y soit enterré pour ne pas "salir l'islam". Un responsable musulman danois avait ensuite proposé qu'il soit inhumé au Danemark avant d'être désavoué par les membres de son organisation.

EN SAVOIR +
>> 
Les musulmans de Saint-Etienne-du-Rouvray ne veulent pas d'Adel Kermiche
>> 
Saint-Etienne-du-Rouvray : l'un des terroristes finalement enterré au Danemark ?

Petitjean, toujours sans sépulture

Le lieu d'inhumation d'Abdel Malik Petitjean, le second auteur de l'attentat contre l'église de Saint-Etienne-de-Rouvray et de l'assassinat du religieux, n'est toujours pas arrêté. Les maires des deux communes où il est né et a vécu ont exprimé leur refus d'autoriser son enterrement sur leur territoire.

Le lieu d'inhumation des auteurs d'actes terroristes est une question sensible. Les communes concernées refusent souvent d'en endosser la responsabilité et craignent que la tombe ne devienne un lieu de pèlerinage.

A LIRE AUSSI
>>  La police a-t-elle d'autres choix que d'abattre les terroristes ?
>> 
Après les attentats du 13-novembre, que sont devenus les cadavres des terroristes ?
>>  Attentats de Paris : que faire des dépouilles des terroristes ?

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter