Montreuil : l’homme qui "vivait comme un ermite" reconnait avoir étranglé sa mère avec une cordelette

Montreuil : l’homme qui "vivait comme un ermite" reconnait avoir étranglé sa mère avec une cordelette

FAITS DIVERS
DirectLCI
FAIT DIVERS – L’homme âgé de 50 ans interpellé dimanche à Montreuil a reconnu avoir tué sa mère avec qui il vivait reclus depuis des années en l’étranglant avec une cordelette. Mais il n’a pas expliquer son geste. Il a été écroué pour assassinat.

Il vivait avec sa mère depuis 23 ans dans cet appartement de 80m2 situé dans un immeuble de la rue de Rosny à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Pourtant, d'après une source proche du dossier contactée par LCI, "il ne l'avait pas croisée depuis 20 ans et faisait tout pour l'éviter". 


Dimanche 30 avril, à en croire le scénario qui se dessine au fil des heures, le quinquagénaire qui "vivait en ermite", d'après les mots utilisés par une autre source proche de l'enquête, a franchi la porte de la chambre de l'octogénaire pour l'étrangler alors qu'elle se trouvait sur son lit. "Il a reconnu pendant sa garde à vue avoir tué sa mère âgée de 86 ans à l'aide d'une cordelette, qui a été retrouvée sur place, ajoute la source proche du dossier. Mais il n'explique toujours pas pourquoi il a fait cela. 

Le décès remonte à dimanche

Selon nos informations, le décès de l'octogénaire remonte au 30 avril. "Une infirmière est passée dimanche matin comme elle le fait régulièrement pour s'occuper de cette dame malade qui était atteinte d'un cancer. Les filles de la victime, elles, sont arrivées au domicile vers 13 heures. L'homicide a été commis dans la matinée, poursuit la source. Le meurtrier présumé a indiqué aux enquêteurs qu'il avait pensé plusieurs fois à tuer sa mère, cette fois, il est passé à l'acte, mais ne donne aucun facteur déclencheur. A priori, ce passage à l'acte est sans lien avec la maladie de sa mère". 


Ce mardi, le gardé à vue devait être présenté à un juge d'instruction dans le cadre d'une information judiciaire ouverte pour assassinat. Selon le psychiatre qui l'a examiné, son discernement n'était "ni altéré ni aboli". "Il n'est pas fou du tout", commente la source proche de l'enquête. 


Le suspect  a été mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire mardi soir.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter