Policier frappé à Aulnay-sous-Bois : deux suspects mis en examen et écroués pour violences

Policier frappé à Aulnay-sous-Bois : deux suspects mis en examen et écroués pour violences

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ENQUETE - Après l'interpellation qui a mal tourné le 1er janvier 2018 à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), deux suspects majeurs ont été mis en examen mardi soir et placés en détention pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique". Un mineur a quant à lui été mis en examen pour rébellion, mais laissé en liberté surveillée.

Avancées dans l'affaire du policier frappé d'Aulnay-sous-Bois le 1er janvier : le parquet de Bobigny a indiqué jeudi soir avoir procédé à plusieurs mises en examen et placements en détention, après qu'un fonctionnaire de police a été agressé lors d'une interpellation dans la cité des 3000.


Ainsi, deux hommes majeurs ont été mis en examen pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique en réunion" puis placés en détention. Un autre jeune homme a été mis en examen pour trafic de stupéfiants, il dort lui aussi derrière les barreaux. Le parquet a également annoncé une autre mise en examen d'une personne pour refus de prise d'empreinte : cet individu a été placé sous contrôle judiciaire. Enfin, un mineur a lui aussi été mis en examen pour rebellion et provocation à la rebellion. Il a été placé en liberté surveillée.

La famille du mineur pourrait porter plainte

Ces jeunes hommes devaient initialement être jugés jeudi 4 janvier, mais leur passage au tribunal a été ajourné, le procureur ayant ouvert une information judiciaire afin de mener des "investigations supplémentaires". C'est-à-dire qu'entre temps, une vidéo de l'interpellation a fait surface sur les réseaux sociaux. Elle montre un fonctionnaire de police, vêtu de gris, à califourchon sur un jeune homme au sol, le frapper à plusieurs reprises et sortir son arme. 


Il est désormais établi qu'il s'agit là, casque de moto sur la tête, du mineur de 14 ans qui a été placé en liberté surveillée. Selon Le Parisien, son avocat indique que la famille de ce jeune homme se réserve le droit de porter plainte, contre le policier. 

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