Séquestré et torturé dans un gîte de l'Aveyron : problèmes psychiatriques et addictions

Séquestré et torturé dans un gîte de l'Aveyron : problèmes psychiatriques et addictions

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BARBARIE – Un homme âgé d'une trentaine d'années aurait été séquestré, torturé et grièvement blessé durant plusieurs jours dans un gîte d'un petit village de l'Aveyron. Deux femmes, une mère et sa fille, ont été arrêtées. Midi Libre évoque des problèmes psychiatriques et d'addictions.

Un véritable déchaînement de violence. Un homme a été victime d'actes de séquestration et de barbarie dans un petit village de l'Aveyron, rapporte mardi Midi Libre. Les faits, qualifiés de "sordides" par une source proche de l'enquête, ont eu lieu dans la nuit de mercredi à jeudi de la semaine dernière lors d'une soirée arrosée dans un gîte attenant à une exploitation agricole se situant à quelques kilomètres d'Ayssènes, une commune très isolée à flanc de colline.

Deux femmes, une fille et sa mère âgée respectivement de 30 et 60 ans n'habitant pas la région, auraient essayé d'extorquer de l'argent à un homme âgé d'une trentaine d'années. Elles auraient ensuite séquestré la victime, qu'elles auraient torturée et blessée à l'arme blanche, notamment au niveau des poumons. Selon Midi libre, le trentenaire aurait subi des violences dans ce même gîte les jours précédents. Tous trois sont domiciliés dans la région de Limoges, en Haute-Vienne, et souffraient de problèmes psychiatriques et d'addictions, selon le quotidien régional.

Information judiciaire ouverte pour "séquestration, torture et actes de barbarie"

Devant la gravité des blessures, les deux agresseuses présumées auraient contacté dans la nuit une société d'ambulance, qui a évacué la victime vers le centre hospitalier de Millau. Si ses jours ne sont plus en danger, l'homme reste hospitalisé à Toulouse. Les deux suspectes ont été placées en détention provisoire. Une information judiciaire a été ouverte pour "séquestration, torture et actes de barbarie". Elles risquent dix à trente ans de prison.

La famille d'agriculteurs propriétaire du gîte, contactée par Midi Libre , est sous le choc. "La nuit des faits, on n'a rien entendu. Ce sont les voitures de gendarmerie qui nous ont alertés. On a loué le gîte à ces gens. Et pour de courtes durées, on ne demande pas les papiers d'identité. Ils nous ont dit qu'ils voulaient s'installer dans la région et qu'en attendant, ils louaient le gîte. Ici, c'est calme et tranquille".

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