Sur Twitter, la police nationale lance son Onze de départ à la veille de l’Euro 2016

FAITS DIVERS
RESEAUX SOCIAUX – Six nouveaux comptes twitter ont été créés dans les villes hôtes par les directions départementales de la sécurité publique. Ce réseau social est stratégique pour l’institution "police" qui a quasiment multiplié par 5 son nombre d’abonnés avec les attentats de 2015. Metronews a interrogé Charlotte, la "community manager" de la police.

Bordeaux, Nantes, Lyon, Lille, Marseille… Les directions départementales de la sécurité publique (DDSP) des villes hôtes de l’Euro 2016 ont désormais leurs propres comptes twitter, gérés par des "community manager" (CM) locaux. Mercredi 8 juin, six nouveaux comptes ont été créés, ce qui porte à onze le nombre de comptes twitter locaux de la police. Le douzième, "le coach", est celui de la police nationale, alimenté depuis la direction générale de la police nationale (DGPN), rue des Saussaies (8e) à Paris.

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"C’est essentiellement un outil de rapprochement police-population. Sur l’information locale, les DDSP ont plus rapidement les réponses aux questions des citoyens et peuvent apporter des éléments plus précis", justifie auprès de metronews Charlotte, la CM de la DGPN. Pendant l’Euro, des messages à visée informative ou préventive seront diffusés. "Ces comptes locaux seront des relais importants pendant les périodes de crise", ajoute-t-elle.

De 40.000 à 190.000 après les attentats

Si le nombre d’abonnés sur l’ensemble des comptes de la police nationale reste modeste (environ 235.000), comparé à celui, par exemple, de la police espagnole (2,36 millions), les followers de @PoliceNationale sont "fidèles", précise sa CM. Elle ajoute : "On est passé de 40.000 à 80.000 abonnés pendant les événements de Charlie Hebdo. Puis de 80.000 à 190.000 avec les attentats de novembre. L’important c’est de savoir que les gens qui se sont tournés vers nous sont restés abonnés après les attentats."

Pendant et après l’Euro, les CM des onze comptes locaux de la police publieront en autonomie leurs tweets, après validation auprès de la DDSP. Pas question toutefois pour ces policiers CM de gazouiller en mode "lol" ou "WTF". "On n’est pas contre le trait d’humour. Mais il ne faut pas qu’il soit gratuit ou discriminant à l’encontre d’une personne ou d’un groupe de personnes. Si on y a recours, c’est pour faire passer un message." Un difficile jeu d’équilibriste pour cette institution très surveillée sur les réseaux sociaux, jamais à l’abri d’un "bad buzz".

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