Suspicions d'agressions sexuelles dans une école maternelle de Montreuil : l'affaire classée sans suite

FAITS DIVERS
FAIT DIVERS – Les parents de trois élèves scolarisés en 2015-2016 à l’école maternelle Louis-Aragon de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, avaient porté plainte en août contre deux animateurs qu’ils accusaient de viols et d'agressions sexuelles. L'affaire a finalement été classée sans suite par la procureure de la République de Bobigny.

Les parents qui avaient porté plainte attendaient beaucoup des investigations. Mi-septembre, ils déploraient cependant une affaire qui, selon eux, n'avançait pas et craignaient qu'elle ne "soit classée sans suite".  Elle l'a finalement été la semaine dernière.


Lundi soir, la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis), citant un courrier adressé par la Procureure de la République de Bobigny, a en effet annoncé qu'"aucun acte d'agression sexuelle sur mineurs à l'école Louis Aragon" n'avait été commis. Et que la parquet avait donc classée l'affaire sans suite.


Dans sa lettre, datée du 17 novembre, la procureure Fabienne Klein-Donati rappelle avoir été avisée cet été d'une plainte déposée par les parents de plusieurs mineurs scolarisés à l'école Louis Aragon contre des personnes de l'établissement pour des faits d'agressions sexuelles sur mineurs. "Cette plainte a fait l'objet d'une enquête préliminaire, diligentée par la Sureté territoriale de Seine-Saint-Denis, écrit-elle. Après un examen minutieux des éléments recueillis par les enquêteurs, j’ai décidé de classer sans suite cette affaire, considérant qu’aucun élément du dossier ne permet de conclure à l’existence d’une infraction pénale".

"Une manipulation odieuse"

La municipalité montreuilloise, qui se réjouit de ce classement, rappelle en outre un précédent survenu quelques mois plus tôt dans la ville. "Sans attendre les résultats de l’enquête conduite par la Justice, certaines personnes ont fait circuler une rumeur imputant ces faits, révélés faux, à des agents de la ville. Cette manipulation odieuse rappelle celle déjà mise en oeuvre en juin dernier à propos de l’école Jules Ferry, peut-on ainsi lire. Bien que là-aussi la Justice ait démontré qu’il n’y avait eu aucune agression sur les enfants, une campagne indécente, diffamatoire et violente - manifestations et pétitions à l’appui - avait été lancée contre les agents de l’Education Nationale, contre ceux de l’administration communale et contre les élus". 


Pour la Ville, "le dénouement positif de l’enquête à l’école Louis Aragon et auparavant celle qui fût conduite à la maternelle Jules Ferry ont l’une et l’autre démontré l’intégrité absolue des personnels concernés". La municipalité ajoute dans son communiqué que "ces faits doivent interroger tous les Montreuillois sur celles et ceux qui alimentent directement et indirectement ces rumeurs, créant un trouble profond et compréhensible chez certains parents".

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter