Tags anti-police à la Sorbonne : garde à vue prolongée pour l’étudiante en philo

FAITS DIVERS
FAIT DIVERS – La garde à vue de l’étudiante interpellée mercredi matin dans le cadre de l'enquête sur les tags anti-police découverts le 11 octobre dans les couloirs de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a été prolongée jeudi.

Elle est soupçonnée d’être l’auteur de plusieurs tags anti-police sur les murs de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. L'étudiante devra encore s’expliquer quelques heures face aux enquêteurs. 


"La garde à vue de la jeune femme interpellée mercredi a été prolongée ce matin, fait savoir à LCI le parquet de Paris ce jeudi. Il y a différents actes d’investigations en cours et l’audition de la jeune femme se poursuit". Le parquet précise qu’une enquête a été ouverte après ces faits pour ""apologie d’atteinte à la vie", "provocation en vue de commettre une atteinte à la vie", "dégradations de biens publics" et "injures envers la police nationale". Elle a été confiée à la  Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). 

Des photos sur Facebook

Le 11 octobre, le syndicat Alliance Police Nationale avait publié sur sa page Facebook des photos des textes écrits en noir ou rouge retrouvés dans les couloirs de la fac. Trois jours après l’agression de policiers à Viry-Châtillon (Essonne), on pouvait ainsi lire sur les murs de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne : "Frapper vite, frapper fort, un bon flic est un flic mort" et "J'ouvre une bouteille à chaque fois qu'ils ferment le cercueil d'un flic". 

Plusieurs plaintes

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait annoncé qu'il portait plainte, considérant que ces inscriptions sont "constitutives d'apologie de crimes contre des policiers".


L'université avait elle aussi annoncé un dépôt de plainte à la suite des "messages intolérables à l'encontre des fonctionnaires de police laissés sur ses murs", "aux antipodes des valeurs qu'elle défend".


De leur côté, la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, et le secrétaire d'Etat à l'Enseignement supérieur, Thierry Mandon, ont demandé au recteur de l'Académie de Paris de prendre "les sanctions contre les auteurs de ces faits dès que ceux-ci seraient appréhendés".

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