Tariq Ramadan accusé de viol : Christelle raconte son "effroi" face à "ses yeux de fou"

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TÉMOIGNAGE - Christelle a porté plainte contre Tariq Ramadan. Coups au visage et au corps, sodomie forcée, humiliations diverses... elle revient, dans Vanity Fair, sur le viol dont elle dit avoir été victime et sur les circonstances qui l'ont conduite à faire aveuglément confiance à celui qu'elle accuse.

C'est l'une des accusatrices de Tariq Ramadan. "Christelle", l'une des deux femmes ayant porté plainte pour viol contre le théologien suisse, est venue le confronter ce jeudi 1er février dans les locaux de la police judiciaire. Cette nuit, l'homme a été déféré en vue d'une mise en examen. Le parquet ayant requis la mise en détention de l'islamologue suisse.


Huit ans après les faits qu'elle lui reproche - et que l'interessé réfute -, celle que la presse désigne par un pseudonyme a livré un long témoignage à nos confrères de Vanity Fair. Elle raconte comment il lui a monté le "bobard du siècle" pour l'approcher. Et comment, elle - qui se sentait au plus mal après notamment un accident qui l'oblige depuis à marcher avec une canne - a pu "tomber dans ce truc énorme".

Une histoire qui l'a conduite, selon ses dires, dans la chambre d'hôtel de Tariq Ramadan le jour de leur première rencontre en octobre 2009 à Lyon. Là, elle raconte avoir vécu une scène très violente : coups au visage et au corps, sodomie forcée, viol avec un objet, humiliations diverses, avant de faire traîner par les cheveux vers la baignoire où elle se fait uriner dessus. 


Comment, donc, a-t-elle pu se retrouver dans la situation qu'elle décrit ? Tout a commencé le 31 décembre 2008, jour où elle sympathise sur Facebook avec Tariq Ramadan. S'ensuivent des échanges pendant plusieurs mois par téléphone et sur Skype. Sans jamais s'être rencontrés, ils se rapprochent et envisagent une vraie vie de couple, si bien que Ramadan lui propose un "mariage temporaire" sur Skype avant de s'unir devant l'imam. Mariage qui devait soi-disant avoir lieu après une conférence du théologien programmée à Lyon.  

Les deux protagonistes se retrouvent alors au bar de l'hôtel pour prendre un café. Afin d'échapper aux regards indiscrets, ils montent dans la suite. Une fois sur place, Christelle dit, toujours à Vanity Fair, avoir découvert un tout autre visage de Tariq Ramadan : "J’étais glacée d’effroi. Il était droit comme un 'i'. Il avait des yeux de fou, la mâchoire serrée qu’il faisait grincer de gauche à droite. Il avait l’air habité comme dans un film d’horreur. Terrifiant, terrifiant, terrifiant."

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