Tombe du général de Gaulle vandalisée : un an de prison avec sursis pour l'auteur des dégradations

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ENQUÊTE - Deux individus, un homme et sa complice présumée, avaient été interpellés mardi à Chaumont (Haute-Marne) dans l'enquête sur les dégradations commises sur la tombe du général de Gaulle à Colombay-les-deux-églises. L'auteur, jugé en comparution immédiate, a été condamné vendredi à un an avec sursis et à une mise à l'épreuve de deux ans.

Le procureur de Chaumont avait indiqué mercredi que l'homme, qui disait durant sa garde à vue avoir été "fortement alcoolisé" au moment des faits, les "regrettait" et n'émettait "aucune revendication". Si les motivations de ce trentenaire, interpellé mardi dans l'enquête sur les dégradations commises sur la tombe du général de Gaulle à Colombay-les-deux-églises, restent obscures, son casier judiciaire n'est désormais plus vierge. Jugé en comparution immédiate pour "vol", "dégradations aggravées" et "violation de sépulture", le prévenu de 38 ans originaire de Haute-Garonne "a été condamné à un an d'emprisonnement avec sursis, avec mise à l'épreuve pendant deux ans",  presque une semaine après avoir brisé la croix religieuse surplombant la tombe de l'ancien président français.


Parmi les obligations que lui a assignées le tribunal de grande instance de Chaumont (Haute-Marne), selon le procureur de la ville Frédéric Nahon : "Réparer le préjudice aux parties civiles - la famille de Gaulle et la mairie - soit environ 8.000 euros de dommages et intérêts, se soigner par rapport à l'alcool, accomplir un stage de citoyenneté". Il a par ailleurs "l'interdiction de comparaître à Colombey-les-Deux-Église pendant deux ans". 

L'individu "est rentré dans le cimetière, il s'est positionné face au caveau, a craché au moins à deux reprises sur la pierre tombale avant de monter dessus", avait déroulé le procureur lors d'une conférence de presse dimanche. L'homme avait ensuite donné des coups de pied sur le socle de la croix "en poussant également avec ses mains la stèle", provoquant la chute de la croix. Il avait ensuite gagné la sortie du cimetière où, selon plusieurs témoins, une femme l'attendait à bord d'une voiture.


Cet acte avait immédiatement suscité un vif émoi parmi les dirigeants politiques. 

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