Touriste abattu en Corse : l'homme interpellé est "instable" et a déjà été condamné

FAITS DIVERS
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FAIT DIVERS – L'homme interpellé dans la nuit de jeudi à vendredi après la mort d'un touriste a été placé en garde à vue. Il est connu des services de police et est suivi pour dépression.

Il a été arrêté dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 0h15, alors qu’il avait trouvé refuge chez un ami. David S., 41 ans, a été placé en garde à vuei. L’auteur présumé de l’homicide commis jeudi matin à 8h40 sur une route de Feliceto est entendu depuis plusieurs heures par les enquêteurs de la section de recherche de gendarmerie d’Ajaccio, dans les locaux de la ville de Borgo. 


Originaire de Feliceto, petit village situé à quelques kilomètres de l’île Rousse, en Haute-Corse, le suspect avait été rapidement identifié par les gendarmes. L’épouse de la victime avait en effet donné un signalement précis du tireur. Malgré un périmètre de recherche très restreint, un dispositif important, la cavale du quadragénaire "instable" selon plusieurs sources contactées par LCI et qui a déjà été condamné, a cependant duré plusieurs heures.

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Corse : un touriste tué par balles, le tireur en fuite

Chasse à l’homme

Rappel des faits. Jeudi matin, un couple originaire du Pas-de-Calais et qui a pour habitude de venir en vacances sur l’île de Beauté, emprunte une route en direction de Cateri. "A hauteur de Feliceto, un homme aurait surgi de derrière une voiture, fusil de chasse à la main et aurait tiré au moins deux coups de feu", selon Gérard Francisci, le maire, joint par LCI jeudi matin. 


Le conducteur du véhicule, Antoine G. 57 ans, est touché. Son épouse donne l’alerte, il est 8h45 environ. Quand les secours arrivent sur place, la victime est décédée et le tireur a pris la fuite, arme à la main. Très vite, les autorités donnent consigne aux habitants de ne pas sortir de chez eux. L’école est évacuée. Puis, alors que l’épouse d’Antoine G., très choquée, est hospitalisée, une véritable chasse à l’homme début dans le village. 

De maison en maison

Selon une source proche du dossier, David S., "fait trois maisons du village et une auberge" dans la journée. "Il est d’abord allé chez un couple d’amis. Il a demandé à boire un café. Puis  il aurait laissé son fusil calibre 12 chez ce couple, puis serait reparti en disant : ‘J’ai fait une connerie’, précise la source ce vendredi à LCI. Un peu plus tard, il est allé dans une autre maison. C’est une jeune fille qui était en vacances chez ses parents qui lui a ouvert. Il est rentré, il a demandé un verre d’eau, il a passé un coup de fil et il est reparti. Il s’est ensuite rendu à l’auberge U Vechju Mulinu. Mais quand les gendarmes sont intervenus, il n’était plus là…". 


Bien plus tard, peu après minuit, David S. a été interpellé chez une connaissance, tout près de l’endroit, où, quelques heures plus tôt, il avait tué le touriste. "David S. est berger de profession, il connait bien la plaine. Il a pu se cacher  un temps dehors, quand il n’était pas chez des gens. C’est sur la base d’un renseignement qu’il a été localisé", ajoute une autre source. 

Traitement médical

Jeudi, le maire de Feliceto nous indiquait que David S. avait  "un traitement médical" et qu’il était "soigné pour dépression". 

L’homme est également connu pour des délits et a déjà été condamné par le passé. En 2011 notamment, il avait été interpellé pour un vol à main armée à Corbara, selon les informations de Corse Matin. Il avait par ailleurs déjà été condamné à 3 mois de prison avec sursis en 2006. 

La victime travaillait pour la Région Hauts-de-France

Antoine G., touché de deux balles, était, d’après La Voix du Nord, "infographiste depuis plusieurs années à la Direction de la communication et des relations publiques du Conseil régional à Lille".   "Antoine réalisait notamment le journal de la région, les documents et supports destinés aux habitants, a expliqué le service communication de la Région à nos confrères. C’était un collègue très apprécié, gentil, sérieux, créatif et avec du talent. "


Son épouse devait sortir vendredi de l’hôpital, pour rejoindre ses proches. 

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