Un champion paralympique de 44 ans mis en examen pour viols d’une handicapée mentale de 20 ans

FAITS DIVERS

FAITS DIVERS – L’escrimeur Marc-André Cratère, médaillé d’argent aux Jeux paralympiques de 2012, a été mis en examen pour agressions sexuelles et viols sur une jeune fille de 20 ans, handicapée mentale. Il clame son innocence.

Aujourd’hui, Marc-André Cratère, bien que placé sous contrôle judiciaire, est libre. Mais la réalité est plus nuancée. "Ma carrière, toute ma vie est en stand-by", confie-t-il en effet au Parisien. L’escrimeur, en fauteuil depuis ses 22 ans, et médaillé d’argent aux Jeux paralympiques de 2012, est la cible de graves accusations, qui ont conduit à sa mise en examen, début mars, pour agressions sexuelles et viols à l’encontre d’une jeune fille de 20 ans, handicapée mentale, révèle le quotidien francilien. "Je conteste qu’il y ait eu viol", affirme le suspect, âgé, lui, de 44 ans.

Les faits qui lui sont reprochés se seraient produits au mois de janvier dernier, à Domont, dans le Val-d’Oise. Ce sont les parents de la victime présumée qui ont donné l’alerte, après avoir été d'abord intrigués par les absences inexpliquées de leur fille, puis avoir découvert, sur sa page Facebook, des échanges à caractère sexuel avec Marc-André Cratère, notamment des échanges de vidéos. Mais c’est seulement une fois que leur fille se sera, ensuite, petit à petit livrée à son psychiatre, que les parents percevront la gravité des faits présumés. Lesquels auraient eu lieu au domicile de Marc-André Cratère, quand la jeune fille lui a rendu visite.

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En conséquence de quoi, une plainte a été déposée par la jeune fille elle-même, juste avant que son père ne sollicite, par courrier, le procureur de la République. Suivra, dans la foulée, l’ouverture d’une enquête, confiée à la brigade des mineurs de la sûreté départementale. L’escrimeur sera, dans ce cadre, placé en garde à vue, puis déféré devant un juge d’instruction.

À noter que la compagne de Marc-André Cratère, Émilie Ivandekics, maire-adjointe de Domont et conseillère départementale en charge du handicap, n’est pas poursuivie, car probablement absente durant les faits présumés. Et que l’association du Crocus Blanc, au service des personnes handicapées et de leur famille, qui s’occupe de la jeune fille, a effacé toute trace de Marc-André Cratère sur son site Internet. Jusqu’alors, le champion en était le parrain.

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