Un des "héros" de Nice en détention pour violence contre son ex-compagne

FAITS DIVERS
FAITS DIVERS - Le tribunal correctionnel de Nice a placé en détention provisoire, un des "héros" de l'attentat du 14 juillet, poursuivi pour des violences commises dimanche 7 août contre son ex-compagne et l'employeur de celle-ci.

Il avait notamment été félicité pour son courage par Christian Estrosi. Un des "héros" de l'attentat du 14 juillet, a été placé en détention provisoire par le tribunal correctionnel de Nice, poursuivi pour des violences commises dimanche 7 août contre son ex-compagne et l'employeur de celle-ci. Ce jeune homme de 26 ans s'était fait connaître il y a quelques jours après avoir reçu le 25 juillet la médaille de la Ville de Nice pour un acte de courage commis lors de l'attentat du 14 juillet à Nice sur la promenade des Anglais.

Le soir du drame, alors qu'il faisait la fête sur la plage avec des amis, il avait poursuivi le camion sur la promenade. Il n'avait pas hésité à plaquer au sol un passant,  relate Nice Matin . Ce dernier aurait pu être touché par une balle perdue lorsque les policiers ont tiré sur le terroriste au volant du camion meurtrier, dans cet attentat qui a tué 85 personnes et blessé plus de 400 autres.

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Besoin "d'un psy, et pas de la prison"

Dimanche 7 août, il s'est rendu dans le bar-restaurant où travaille son ex-compagne, armé d'un couteau à cran d'arrêt, et aurait exercé des violences contre elle et le gérant des lieux. Présenté en comparution immédiate, il a demandé un délai afin de préparer sa défense. Le tribunal, pour éviter la réitération de ces actes, l'a placé en détention provisoire jusqu'au 12 septembre, date à laquelle l'affaire sera jugée au fond. Le Niçois de 26 ans est en état de récidive légale, ayant déjà été condamné en 2014 pour des violences sur son ex-compagne, avec laquelle il a eu un enfant, une condamnation pour laquelle il avait obtenu alors une dispense de peine.

Pour sa défense, l’homme a évoqué justement le contexte du 14 juillet, expliquant ne pas avoir dormi pendant quinze jours après l'attentat et avoir été placé en arrêt de travail, ajoutant qu'il avait consulté la cellule de crise psychologique et que ses problèmes d'alcool récurrents n'en avaient été qu'accrus. Au moment d'être conduit en prison par les policiers, il a crié aux juges qu'il avait besoin "d'un psy, et pas de la prison", avant d'insulter son ex-compagne. Des propos que le tribunal a aussitôt consignés.

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