Un Italien soupçonné de liens avec Daech arrêté en Alsace

Un Italien soupçonné de liens avec Daech arrêté en Alsace

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TERRORISME – Un homme de nationalité italienne a été interpellé en Alsace. Il est soupçonné de détention d'explosifs et aurait revendiqué sa proximité avec le groupe Etat islamique. Mais l'homme est décrit comme excentrique et aurait souffert de troubles psychiatriques.

Un Italien de 40 ans a été interpellé en Alsace en exécution d'un mandat d'arrêt délivré dans son pays, où il est soupçonné de détention d'explosifs et d'avoir revendiqué sa proximité avec l'organisation EI, ont indiqué lundi une source judiciaire et son avocat. Cet homme, Diego Berardi, natif d'Imperia, à 80 kilomètres de Nice, aurait été repéré en train "d'errer dans les rues en tenue militaire et se serait vanté de faire partie de l'Etat islamique", selon son avocat français, Guillaume Harter.

Le parquet d'Imperia l'a mis en examen car des détonateurs et de la poudre, qui lui auraient permis de "construire des engins (explosifs) rudimentaires", ont été découverts à son domicile. Placé sur écoute, il aurait affirmé s'être converti à l'islam et aurait tenu des propos "hostiles aux institutions républicaines", a ajouté l'avocat. Il a séjourné récemment en Syrie et a posté sur Facebook, le 12 novembre, des photos de djihadistes, ainsi que cette phrase "danger, mine" (en français).

Djihadiste ou excentrique ?

Il n'est cependant pas sûr que le suspect présente réellement un profil djihadiste, a dit Claude Lafont, du parquet général de la cour d'appel de Colmar. Le parquet antiterroriste de Paris a ainsi refusé de se saisir de son dossier. "C'est un monsieur qui a l'air original, un peu fantasque, et qui parle beaucoup", a commenté son avocat. Selon la presse italienne, l'homme au comportement "excentrique" a souffert de troubles psychiatriques.

Parfaitement francophone, le suspect a été interpellé dans le Bas-Rhin, où il possède des biens immobiliers et où il séjourne régulièrement, sur la base d'un mandat d'arrêt européen délivré par l'Italie. Jeudi dernier, la chambre d'instruction de la cour d'appel de Colmar a ordonné sa remise aux autorités italiennes, mais l'intéressé a indiqué qu'il comptait se pourvoir en cassation contre cette décision.  

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