Un kiné jugé pour l'assassinat de son fils de 3 ans

FAITS DIVERS

PROCES - Un kinésithérapeute est jugé à partir de mardi devant la cour d'assises des Yvelines pour avoir empoisonné et noyé son fils de trois ans. Quelques jours avant le drame, ce pompier volontaire de Saint-Arnoult-en-Yvelines avait promis à sa femme, qui avait demandé le divorce, "une grosse surprise".

Ce 9 juillet 2012, le petit Axel doit partir chez ses grands-parents maternels. Il doit y retrouver ses trois demi-sœurs. C'est le début des vacances d'été. Mais son père va en décider autrement. Deux ans après, c'est le procès d'un infanticide sur fond de drame de la séparation qui s'ouvre devant les assises de Versailles. Un kinésithérapeute de Saint-Arnoult-en-Yvelines doit répondre de l'assassinat de son enfant de trois ans.

Après s’être retranché derrière la noyade accidentelle, ce pompier volontaire de 47 ans avait fini par craquer. Le matin du drame, il avait décidé de prendre un jour de congé pour rester avec Axel. Sa femme, avec qui il était en instance de divorce, était elle partie travailler. Dans un petit verre que l'enfant venait de rapporter de Disneyland, il avait mélangé des somnifères et du soda. Inconscient, Axel avait alors été déposé sur le ventre dans une baignoire remplie d'eau. Le père avait ensuite transporté le corps inanimé de l'enfant dans une autre salle de bain, à l'étage, où il s'était ouvert les veines. C'est la mère qui retrouvera son fils gisant nu sur le carrelage, son mari baignant dans une mare de sang. L'homme s'en sortira in extremis.

"Je t'ai préparé une grosse surprise"

Depuis plusieurs mois, le couple battait de l’aile. "Il vivait la relation avec son épouse, comme avec son enfant, de manière totalement fusionnelle", explique à metronews son avocat Frédéric Champagne. "Il est tombé dans une spirale dépressive. Quand il a pris conscience qu'il perdait son épouse et qu'il ne verrait son fils qu'une fois tous les quinze jours, il est passé à l'acte", poursuit l'avocat qui parle d'un homme aujourd'hui "atone, anesthésié par les médicaments". L'avocate de la mère pointe, elle, un "processus mûrement réfléchi" pour "assouvir sa soif de vengeance". "Il n'arrivait plus à "posséder" son épouse donc il a décidé de posséder leur enfant, estime Me Anne-Christine Lubert-Guin. Plusieurs jours avant, il lui avait envoyé un texto en disant qu'il avait trouvé "la solution" et qu'il lui préparait une grosse surprise". L'accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité.


 

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