Une circulaire envoyée aux policiers en cas de "tuerie de masse"

Une circulaire envoyée aux policiers en cas de "tuerie de masse"

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SÉCURITÉ - Lundi dernier, la direction générale de la police nationale a adressé une circulaire à l'ensemble des services de police. Elle contient des fiches de "conduite à tenir" en cas de "tuerie de masse", comme lors des attentats du 13 novembre.

Une circulaire considérée comme "une note parapluie" pour les syndicats. Le directeur général de la police nationale (DGPN) a adressé lundi une circulaire à tous les policiers détaillant la conduite à tenir face aux "tueurs de masse". "Les attentats du 13 novembre ont confirmé la tuerie de masse comme mode d'action terroriste en France" et "révélé un mode d'agression inédit" tel "l'usage d'une ceinture d'explosifs", a écrit le directeur, Jean-Marc Falcone, dans cette circulaire dont Francetv info  révèle l’intégralité jeudi.

La première fiche présente un "schéma tactique de base pour les policiers primo-intervenants" sur la zone d'un attentat. En fonction de la situation, les agents sont incités à "se protéger et à alerter et évacuer" la population ou à "intervenir pour fixer ou confiner le tireur, en focalisant celui-ci sur les forces de police plutôt que sur des victimes civiles". En cas d’échec, il faut alors "neutraliser l'individu".

"Démerdez-vous avec rien, soyez adaptables"

La deuxième fiche porte sur le cas d'un homme "porteur d'un engin explosif improvisé (EEI)", comme une ceinture d'explosifs. Photos et croquis à l'appui, le document détaille le fonctionnement de ces EEI et les moyens de détecter un kamikaze : son comportement (nervosité, agitation, sudation) et les éléments extérieurs visibles (fils électriques, boîtier, commutateur). Il est recommandé de neutraliser l'individu si celui-ci s'apprête à déclencher la bombe. Et ce, en évitant autant que possible "la zone corporelle où se situe le gilet" d'explosifs.

La troisième fiche vise la "prévention d'un sur-attentat" pouvant "prendre pour cible le public, les forces de police, les secours ou les autorités". La sécurisation des zones et la définition d'un périmètre de sécurité font partie des premières mesures à engager.

Pour un policier parisien interrogé par Francetv Info , il s’agit simplement de "fumisterie. Pour faire simple, c'est 'démerdez-vous avec rien, soyez adaptables', sans cadre juridique". Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance, fait le même constat : cette note "ne sert à rien. Non seulement parce que, tout cela, on le sait et on le fait déjà. Mais aussi parce que, sans moyens de protection supplémentaires ni modification du cadre juridique, c'est un coup d'épée dans l'eau", explique-t-il au site d’information.

EN SAVOIR +
>>
Notre dossier sur les attentats du 13 novembre


 

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