Une employée de Pôle emploi détourne 450.000 euros d'allocations

Une employée de Pôle emploi détourne 450.000 euros d'allocations

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ALLOCATIONS - Une employée de Pôle emploi de Morlaix est incriminée pour avoir détourné plus de 400 000 euros à l'établissement public. Elle aurait créé de faux comptes d'allocataires et effectué des virements vers des comptes bancaires qu'elle gérait. Elle a été mise en examen pour détournements de fonds publics.

Les allocataires étaient fictifs, mais les versements bien réels. Une employée de l'agence Pôle emploi de Morlaix (Finistère) est suspectée d'avoir détourné près de 450.000 euros d'allocations chômage à son profit. Entre 2011 et juillet 2015, l'employée a créé de faux comptes de chômeurs, et viré les allocations sur des comptes bancaires lui appartenant.

"Il s'agit d'une escroquerie qui porte sur un peu plus de 400.000 euros", a indiqué à l'AFP le procureur de la République à Brest, Eric Mathais. Les responsables de l'agence Pôle emploi de Morlaix ont mis trois ans à s'apercevoir de la supercherie, rapporte Ouest France qui révèle l'information. En juillet, Pôle emploi a saisi le parquet de Brest à la suite d'investigations internes et licencié l'agent pour faute grave.

L'employée souffrait d'achats compulsifs

L'employée incriminée a été mise en garde à vue mardi 3 novembre et a "globalement reconnu" les faits, explique le procureur. Selon les premiers éléments de l'enquête, elle avait un train de vie conséquent et était sujette à des achats compulsifs. Des biens immobiliers qu'elle a acquis avec les sommes détournées pourraient être confisqués, selon Ouest France . Une maison de 80.000 euros a déjà été saisie. Elle aurait également fait bénéficier sa famille de ses rentrées d'argent.

L'agent a été déférée mercredi soir devant un juge d'instruction de Brest qui l'a mise en examen. Elle doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Brest le 8 décembre pour "escroquerie par personne chargée d'une mission de service public", et risque une peine de sept ans de prison et une amende de 750.000 euros. Placée sous contrôle judiciaire en attendant sa comparaison, il lui est interdit d'exercer une quelconque activité professionnelle en lien avec la manipulation de subventions ou d'argent.

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