Une fillette de 6 ans entre la vie et la mort : sa mère et son compagnon mis en examen pour actes de torture et de barbarie

Une fillette de 6 ans entre la vie et la mort : sa mère et son compagnon mis en examen pour actes de torture et de barbarie

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SÉVICES - Cinq jours après avoir été hospitalisée à Bourges puis à Tours, le pronostic vital d'une fillette de 6 ans est toujours engagé. Sur lson corps, les médecins ont retrouvé des traces de coups, de morsures et de brûlures. Sa mère et son compagnon, qui ont tenté de prendre la fuite, ont été mis en examen pour actes de tortures et de barbarie et écroués, tout comme trois autres membres de l'entourage de la petite.

C’est l’hôpital de Bourges qui a donné l’alerte samedi dernier. A son arrivée aux urgences, la fillette, âgée de 6 ans, est dans le coma, selon des informations révélées par France Bleu Berry et confirmées de source judiciaire à LCI. L’examen médical montre alors rapidement que l’enfant présente un traumatisme crânien, un hématome sous-dural et de multiples traces de morsures et de brûlures. Devant la gravité des blessures, l’enfant est transférée au CHU de Tours et la police alertée. 

Tentative de fuite de la mère et de son compagnon

Trois femmes avaient conduit l’enfant à l’hôpital : la première s'est présentée comme la mère de l’enfant, les deux autres ont affirmé ne pas les connaître mais avoir trouvé la mère et sa fillette dans la rue en train de demander de l’aide. La mère de famille, prétextant rentrer au domicile pour récupérer le carnet de santé de sa fillette, ne remettra pas les pieds à l’hôpital. 


La police judiciaire d’Orléans, saisie de l’enquête, constate que la mère n’a pas donné sa réelle identité aux médecins. Un dispositif de recherche est mis en place. Elle et son compagnon sont finalement interpellés lundi en gare de Toulouse et placés en garde à vue. Quant aux deux autres femmes qui l’accompagnaient à l’hôpital, elles se révèlent faire partie, elles aussi, de l’entourage familial. Toutes deux ont également été placées en garde à vue. 

Cinq personnes mises en examen

Face aux enquêteurs, le couple s’est rejeté la responsabilité des coups. Lui, connu pour violences et consommation de stupéfiants, aurait uniquement reconnu un coup porté dans la nuit du vendredi au samedi. Les enquêteurs ignorent pour l’heure s’il s’agit du père de l’enfant. La mère, elle, dirait ne rien avoir vu, selon une source judiciaire. "De nombreuses zones d’ombre restent à éclaircir, mais ce qui est certain, c’est que les examens ont montré que cette petite fille a reçu des coups à différents moments et pas uniquement dans la nuit de vendredi à samedi. Et que c’est un coup certainement plus violent que les autres, donné dans la nuit de vendredi à samedi, qui a entraîné l’hématome sous-dural et le traumatisme crânien-, précise cette source judiciaire à LCI. 


Le couple, qui a été présenté à un juge ce jeudi après-midi, a été mis en examen pour "actes de torture et de barbarie commis de manière habituelle sur mineur de moins de 15 ans". Deux autres personnes, qui avaient conduit la mère et l’enfant à l’hôpital pour "non-dénonciation", ont été mise en examen. Enfin, une cinquième personne, elle aussi membre de l’entourage de la fillette, a été mise en examen pour "non-assistance à personne en danger". 

L’enfant devait être placée

La famille était déjà connu de la justice. Le petit frère de la fillette, d’un an son cadet, avait en effet été placé en juin dernier en famille d’accueil en raison de soupçons de maltraitances, apprend-on également de source judiciaire. Cet automne, un juge pour enfant avait également ordonné le placement de la fillette, mais depuis, toujours de source judiciaire, la mère aurait tout fait pour s’y opposer. L’enfant avait été déscolarisée et la mère avait plusieurs fois réussi à éviter les convocations ou la venue des policiers. Ce jeudi, cinq jours après son admission à l’hôpital, le pronostic vital de la fillette était toujours engagé. 

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