Une intervention du Samu trop tardive ? Une enquête ouverte à Cahors après la mort d’un septuagénaire

Une intervention du Samu trop tardive ? Une enquête ouverte à Cahors après la mort d’un septuagénaire

DRAME - Une enquête préliminaire a été ouverte à Cahors après la plainte de la famille d'un septuagénaire décédé début avril. Elle reproche au Samu une intervention trop tardive.

C'est visiblement le scandale et les questionnements suscités par la mort de Naomi Musenga qui ont décidé la famille à porter plainte. A Cahors, une femme a perdu son mari, le 1er avril dernier, malgré plusieurs appels au 15, rapporte France 3 Occitanie.  

Le parquet de Cahors a en tout cas indiqué ce mercredi qu’une enquête préliminaire a été ouverte, après que la famille d’un septuagénaire décédé a porté plainte pour non-assistance à personne en danger, reprochant au Samu une intervention trop tardive.  "L'enquête pour recherche des causes de la mort a été confiée à la brigade de recherche de Cahors", a indiqué le procureur de la République, Frédéric Almendros. 

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Des dysfonctionnements ?

L’affaire fait écho au décès en décembre de Naomi Musenga, une jeune femme de 22 ans moquée au téléphone par une opératrice du Samu à Strasbourg. Le dossier, révélé il y a quelques jours, a soulevé une vague d'indignation et entraîné l'ouverture de plusieurs enquêtes. La ministre de la Santé Agnès Buzyn avait alors pointé de "graves dysfonctionnements".

Selon France 3 Occitanie qui a révélé cette nouvelle affaire, un habitant de Concots, à une trentaine de kilomètres au sud-est de Cahors, qui souffrait d'emphysème et était sous assistance respiratoire, s'est trouvé mal dans la soirée du 31 mars. Son épouse a dû appeler à deux reprises le numéro du Samu avant qu'on ne lui conseille d'appeler un médecin de garde. A son arrivée, ce dernier a d'abord fait appel à une ambulance privée, avant de finalement contacter le Samu alors que l'état du patient s'aggravait. Mais l'équipe du Samu n'a pu ranimer l'homme.

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"L'affaire a été traitée de façon très professionnelle"

De son côté, le docteur Thierry Debreux, le médecin chef du Samu, estime qu’il n'y a "pas eu de dysfonctionnement" : "L'affaire a été traitée de façon très professionnelle", affirme-t-il. "A la différence de l'affaire de Strasbourg, un médecin est entré en contact avec le patient, il a ensuite envoyé un médecin de garde", a-t-il indiqué à  l'AFP.  Il a précisé que "la permanencière a orienté l'appel sur le régulateur de la médecine libérale" qui a pu "interroger le patient et lui donner des conseils". 

Par ailleurs, le Samu du Lot est mis en cause pour deux décès intervenus en 2012 et 2013 et qui font l'objet d'une enquête confiée à un juge d’instruction de Cahors, a indiqué à l'AFP l'avocat des familles, Me François Faugère. "Dans ces deux dossiers, on peut parler de dysfonctionnements", a souligné l'avocat, mais il n'a pas souhaité "en dire plus sur des affaires à l'instruction".

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