Une stèle nazie avait été découverte par un promeneur : le propriétaire du terrain, un Allemand, mis en examen

Une stèle nazie avait été découverte par un promeneur : le propriétaire du terrain, un Allemand, mis en examen

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JUSTICE - Une stèle en l'honneur de soldats nazis avait été découverte à Volmunster (Moselle) en janvier dernier. Le propriétaire du terrain, un Allemand, vient d’être mis en examen.

L’affaire avait ému, et fait grand bruit près de Bitche, en Moselle. En janvier dernier,  sur la commune de Volmunster. Un  promeneur avait découvert, en se baladant, une stèle au monument encore frais, pourvues de fleurs et de rubans noirs et rouge... en l’honneur de la 17e SS Panzergrenadier Division. Une unité allemande qui est notamment suspectée dans le massacre de Maillé, en Indre-et-Loire, où 124 habitants avaient péri, et des enfants tués à bout portant en août 1944. La stèle venait visiblement d’être installée au pied d’une haie, dans un pré, le ciment était frais et les fleurs pas fanées. Au bas de la stèle, la devise "Drauf, dran und durch", soit "En avant, on y va, tête baissée". Une enquête pour apologie de crimes contre l’humanité avait été ouverte.


Le Républicain Lorrain a révélé ce mercredi que le propriétaire du terrain, un Allemand de 34 ans qui vit en Allemagne, avait été mis en examen la semaine dernière. "Le juge d’instruction lui a notifié les faits reprochés lors d’un interrogatoire de première comparution. Il a également été placé sous contrôle judiciaire et sera réentendu très rapidement", indique le Républicain lorrain.

Des rassemblements néo-nazis de temps en temps

Au lendemain des faits, des perquisitions avaient  déjà été menées en avril à Püttlingen en Allemagne, au domicile principal du propriétaire du terrain. Elles faisaient suite à une demande du procureur de la République de Sarreguemines auprès de son confrère allemand. Des objets ainsi que des données informatiques avaient été saisis, rappelle encore le journal local.


La découverte d'un tel monument "n'est pas commune, mais il y a déjà eu par le passé des rassemblements de néo-nazis et de sympathisants du IIIe Reich dans le pays de Bitche", indiquait le procureur de Sarreguemines, Jean-Luc Jaeg en janvier. Le Républicain lorrain rapporte que le dernier rassemblement connu avait eu lieu en février 2017,  à Lengelsheim, 240 habitants, dans une grange privée. La fête avait réuni entre 300 et 400 personnes. "Il y avait des voitures partout, du bruit et de 'drôles' de cris en allemand", racontaient des voisins. "Ils avaient tous des tee-shirts noirs, des tatouages, ils prononçaient des expressions typiques", témoignait alors le maire de la commune. Mais comme aucun trouble à l’ordre public n’avait été constaté par les gendarmes, l’affaire en était donc restée là.

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