Var : Parce qu’il "ne travaille pas assez bien", un homme réduit en esclavage et torturé par son employeur

Var : Parce qu’il "ne travaille pas assez bien", un homme réduit en esclavage et torturé par son employeur
FAITS DIVERS
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HORREUR - Un homme de 31 ans a été mis en examen pour "traite d'être humain" et "actes de torture et de barbarie". Ce maçon varois est soupçonné d'avoir humilié, maltraité et frappé un ressortissant Serbe qu'il retenait chez lui, dans le Var. Pour ces faits, il risque la perpétuité.

Le calvaire a vraisemblablement duré plusieurs mois. Ce jeudi 12 janvier, un varois d'une trentaine d'années, maçon de profession, a été mis en examen pour "traite d'être humain" et "actes de torture et de barbarie" sur la personne d'un ressortissant serbe. Les faits sont à peine croyables et d'une horreur absolue, à en croire nos confrères de France Bleu.


Le tortionnaire présumé est soupçonné d'avoir maltraité, humilié et torturé sa victime des mois durant, chez lui, à Gonfaron dans le Var.  La victime avait "été réduite à l'état d'esclave", précise le parquet de Draguignan.  Le présumé tortionnaire risque la perpétuité. 

La victime "ne travaillait pas assez bien"

D'après France Bleu, les premiers éléments de l'enquête indiquent que la victime, âgée d'une trentaine d'années elle aussi, était maltraitée, nourrie de façon aléatoire, humiliée et obligée de dormir sur un balcon, privée de tout accès aux sanitaires. Son bourreau présumé, un Français né en Serbie, frappait sa victime avec un marteau, et utilisait également des pinces. Parfois, il exigeait de sa victime qu'elle pose ses mains sur une table avec des morceaux de verre sous les paumes : celles-ci étaient alors écrasées avec une batte de baseball. Ses blessures lui ont valu 10 jours d'ITT. 


Certaines fois, les blessures sont telles qu'il faut se rendre à l'hôpital. La victime ne parlant pas français, c'est son bourreau qui se charge d'expliquer les choses au personnel soignant, cachant évidemment les raisons des blessures. La victime présente par ailleurs des fractures non réparées sur les deux avant-bras. Le tortionnaire avait justifié ses actes par le fait que sa victime, recrutée en Serbie pour être poseur de fenêtres, ne travaillait pas assez bien. 


A l'issue de sa garde à vue, déclenchée après un signalement du parquet de Paris, le présumé bourreau a été placé en détention provisoire. Hormis la mise en examen pour "traite d'être humain" et "actes de torture et de barbarie", il est également poursuivi pour extorsion de fonds, violences aggravées sur sa concubine et sur un enfant de 4 ans.

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