VIDÉO - Viol présumé de Théo à Aulnay-sous-Bois : incidents cette nuit en Seine-Saint-Denis, 15 interpellations

VIOLENCES - Plusieurs incidents ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi dans plusieurs villes de Seine-Saint-Denis, plusieurs jours après l'interpellation violente de Théo. Sur les réseaux sociaux, on peut voir notamment des images de voitures en feu et d'un bus caillassé. 17 personnes ont été interpellées pendant la nuit, dont 15 sont en garde à vue.

La Seine-Saint-Denis a connu une nouvelle nuit de tensions. Malgré l'appel au calme, mardi, de Théo, le jeune homme victime d'un viol présumé lors de son interpellation, de nombreux incidents ont eu lieu dans plusieurs villes de Seine-Saint-Denis (93) peu après minuit, mercredi.


À Aulnay-sous-Bois, lieu de l'interpellation de Theo, 22 véhicules ont été incendiés et 3 fourgons de CRS endommagés, mais la police affirme que la nuit a été "globalement" calme. On dénombre 11 véhicules brûlés chez un concessionnaire de Sevran, un conteneur en flammes à Villepinte, plusieurs feux de poubelle au Blanc-Mesnil, et des jets de cocktails molotov dans plusieurs villes de Seine-Saint-Denis.

17 interpellations

A Clichy-sous-Bois, un conducteur de bus a été légèrement blessé à la suite de jets de pavés sur son bus. Enfin, au Tremblay, les pompiers ont dû intervenir pour maîtriser un départ de feu à l'école Georges Politzer, rapportent plusieurs témoins ainsi que Le Parisien. Dans cette même ville, des dégradations ont été constatées sur le poste de police municipale.


17 personnes ont été interpellées dans la nuit en Seine-Saint-Denis, selon la police, dont 5 à Aulnay-sous-Bois. 15 gardes à vue sont actuellement en cours, explique une source proche du dossier à LCI. Pour Yves Lefebvre, du syndicat de police Unité SGP Police FO, "hors de question de parler d'embrasement". Pendant ce temps, sur Twitter, différents témoins ont diffusé les images de ces violences. En plus de ces 17 interpellations, 6 personnes ont été arrêtées pendant une manifestation non-déclarée à Paris, dans le quartier de Menilmontant. 

Les gars, stop à la guerreThéo

Quelques heures plus tôt, Theo, sur son lit d'hôpital avait demandé aux jeunes de son quartier de "rester unis" après trois nuits de violences consécutives à Aulnay-sous-Bois. "J'entends tout ce qui passe", explique-t-il en présence de François Hollande qui s'est rendu à son chevet mardi. "Ma ville, je l’aime et en rentrant je veux la retrouver telle que je l’ai quittée. Donc, les gars, stop à la guerre. Priez pour moi", poursuit le jeune homme.


Dans le cadre de ces précédentes échauffourées, dix sept jeunes doivent d'ailleurs être présentés mercredi à la justice dont onze mineurs. Ils sont soupçonnés d'avoir préparé des attaques contre les forces de l'ordre.

Le maire d'Aulnay-sous-Bois Bruno Beschizza, invité de France info mercredi matin, a affirmé qu'on "voit bien que la chaine pénale se déroule contrairement à la petite musique des émeutiers", mais a ajouté qu'"on ne peut pas comprendre qu'on ne va plus utiliser le mot viol", en évoquant la requalification des faits qui avait fait polémique. 

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