VIDEO. Bus encastré sous un tunnel parisien : comment un tel accident a-t-il pu se produire ?

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FAIT DIVERS - Un bus de tourisme à impériale s'est encastré sous un tunnel parisien en bord de Seine, au niveau du pont Alexandre III. Quatre personnes ont été blessées, dont une grièvement. Comment un tel accident est-il possible ? Que s'est-il passé ? LCI fait le point.

C’est un accident rarissime qui est survenu vendredi au cœur de Paris. Un bus de tourisme à impériale s’est encastré sous le tunnel le cours de la Reine. La vitre à l'avant de la plateforme a été écrasée et quatre personnes - sur les dix-neuf que comptait le car - ont été blessées. L’une d’entre elles s'est retrouvée coincée dans la carrosserie et a dû être "désincarcérée" indiquent les pompiers. Elle souffre d'un traumatisme crânien et a été transportée en urgence à l'hôpital. Reste une question : comment un tel drame a-t-il pu se produire ? 

Le véhicule à double niveau de la compagnie Big Bus, doté d’une plateforme panoramique, n’avait pas emprunté son trajet habituel qui partait notamment de la Tour Eiffel et passait devant plusieurs monuments mythiques de la capitale. En raison de la Journée de l’Olympisme - Paris faisant la promotion de sa candidature pour les JO 2024 -, certaines voies étaient en effet interdites à la circulation. "Plusieurs accès ont été fermés pour cet événement, notamment le cours la Reine, au-dessus du pont Alexandre-III où circulent souvent les bus. Cela peut peut-être expliquer que le bus ait voulu passer par là", explique une source policière à LCI. Un arrêté en date du 16 juin, dont LCI a eu connaissance et dont voici un extrait, définit notamment les restrictions de circulation à l'occasion de cet évènement :

Le directeur général de Big Bus, Laurent Mahassen, a de son côté indiqué à LCI que "les chauffeurs étaient au courant" de cette déviation et "des modifications de parcours". Un trajet bis avait-il été planifié par la compagnie ? Une question à laquelle n’a pour l'heure pas répondu la direction indiquant simplement qu’une "enquête approfondie" était en cours. 

Si les circonstances restent à déterminer, "il est certain que ce bus ne pouvait techniquement emprunter cet accès dont la hauteur est limitée", commente une autre source proche du dossier à LCI. Un panneau situé en amont du tunnel rappelle en effet aux conducteurs que la hauteur maximale autorisée des véhicules est de 3,90 mètres. Le bus mesure 4m54... A 12h35, le chauffeur s’est pourtant engouffré sous le pont percutant inévitablement  le haut du tunnel, avant de s'arrêter quelques mètres plus loin à l'intérieur. 


Le directeur général Laurent Mahassen assure que les chauffeurs de bus de la société ont "interdiction formelle de prendre les tunnels à Paris". La mairie de Paris, interrogée par L'Express, estime que "l'interdiction de circuler pour les véhicules hauts était signalée par plusieurs panneaux et un autre itinéraire était prévu". 


Alors pourquoi le conducteur impliqué dans l'accident a-t-il tenté de passer ? Avait-il réellement connaissance de la réglementation de sa société et de l'itinéraire bis à emprunter ? L'homme travaillait au sein de la compagnie depuis deux saisons. Selon la direction, il avait suivi les cinq jours de formation portant sur le parcours, la sécurité et les relations clients. "C’est quelqu’un qui connaît nos procédures", fait valoir Laurent Mahassen. L’audition du chauffeur et des témoins permettra sûrement de comprendre ce qui est exactement arrivé. 

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