VIDEO - Débordements en marge d'une manifestation anti-nucléaire à Bure

DirectLCI
CASSEURS - Plus d'un millier d'opposants au projet d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) ont manifesté samedi après-midi à Bar-le-Duc, un cortège se voulant "festif" mais perturbé par une centaine de casseurs cagoulés ayant attaqué quelques vitrines et de brefs heurts avec les forces de l'ordre.

"Cette manifestation, c'est la preuve de notre détermination, de notre union aussi", avait affirmé à la presse avant le départ du cortège Jean-Marc Fleury, président de l'association des élus opposés à l'enfouissement des déchets radioactifs, co-organisatrice avec des collectifs locaux de cette journée "contre la poubelle nucléaire". Peu de temps après le démarrage de la manifestation, environ 150 personnes -- selon la préfecture -- vêtues de noir et cagoulées sont apparues dans le milieu du cortège et ont cassé les vitrines d'une société de BTP et d'une société d'expertise et tagué des murs.

Six blessés parmi les forces de l'ordre, un parmi les manifestants

Les casseurs s'en sont ensuite pris à deux agences bancaires où ont eu lieu de brefs heurts avec des CRS et des gendarmes mobile, contre lesquelles ont été lancées des pierres et des fumigènes. "Trois personnes ont été interpellées pour des violences contre les forces de l'ordre, des dégradations et des jets de pierre", a indiqué à l'AFP Muriel Nguyen, préfète de la Meuse, ajoutant qu'il y avait eu six blessés côté forces de l'ordre et un blessé léger côté manifestants.  Les commerces de Bar-le-Duc avaient été fermés par précaution. 

Le projet, mené par l'Andra, vise à enfouir à 500 m sous terre les déchets les plus radioactifs du parc nucléaire français. Des bus sont venus de toute la France, de Belgique et d'Allemagne, selon Charlotte Mijeon, du Réseau sortir du nucléaire. Dès samedi matin, des centaines de personnes de tous âges, beaucoup venues avec leurs enfants, avaient convergé vers le Hall des Brasseries, près du centre-ville, où ont eu lieu des tables-rondes. Dans le hall, associations et collectifs ont installé des stands pour informer les visiteurs et les inviter à signer des pétitions. "Refusons que le Grand Est devienne la poubelle nucléaire de l'Europe", est-il écrit sur une grande banderole.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter