Immeubles effondrés à Marseille : la vidéo alarmante d’un habitant du 65 rue d’Aubagne juste avant le drame

FAITS DIVERS
VIDÉO - Un habitant de l’immeuble du 65 rue d’Aubagne à Marseille, qui s’est effondré le 5 novembre dernier, a filmé son appartement quelques heures avant le drame. On y voit des locaux qui se dégradent de minute en minute.

Les images sont saisissantes. Le constat est accablant. Ce lundi 12 novembre, un habitant du 65 rue d’Aubagne, Abdelghani Mouzid, a posté une vidéo qu’il a tournée quelques minutes avant le drame qui s’est joué le 5 novembre dernier, provoquant la mort de huit personnes. Par chance, Abdel en est sorti indemne. Car au moment de l’effondrement l’habitant du 4e étage de l’immeuble s’était rendu au syndic, justement, afin de l’alerter sur l’état déplorable des appartements.

Sur ces images, on voit l’homme rentrer chez lui, alors qu’on entend de grands bruits dans la cage d’escalier. Des trous dans le mur, des fissures, des portes qui ne ferment plus… la situation est alarmante. "Y’a urgence vraiment", dit-il en train de filmer son appartement. L’homme déambule dans chaque pièce et montre les meubles qui ont bougé, les portes qui ne ferment plus. L’appartement est vétuste et la situation s’est dégradée subrepticement. "Ça, ça n’y était pas non plus", précise Abdel en passant devant l’entrée. Puis "en quelques heures, ça s’est aggravé (…) on entend des petits bruits, ça empire."

"La situation s'aggravait"

Sur une deuxième vidéo, plus courte que la première, Abdel filme l’entrée. On y entend des morceaux de pierres tomber. "Voilà, ça s’effondre", admet le Marseillais, loin de s’imaginer ce qui va se passer quelques minutes plus tard.

A 9h du matin, le numéro 65 s’écroulera comme un château de carte. Fort heureusement, le n°63 de la rue était inhabité au moment des faits.

Joint par 20 Minutes, Abdelghani Mouzid explique qu’il avait tiré la sonnette d’alarme. "La situation s’aggravait de manière exponentielle. On ne parvenait plus à fermer les portes tant la structure avait bougé… On entendait un bruit sourd, métallique, que je ne suis pas parvenu à identifier. Lundi dernier, j’ai décidé de filmer tout ça, en guise de preuves, pour que le syndic fasse enfin quelque chose, pour qu’enfin quelqu’un se bouge !" Et d’ajouter.  "On vivait depuis des semaines dans une situation complètement anormale." Toujours en état de choc, il espère que ce type de drame sera désormais évité.

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Marseille sous le choc après l’effondrement de trois immeubles du centre-ville

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