VIDEO - Marginal passé à tabac à la gare SNCF d'Amiens : l’accusé se défend

ENQUETE - L’agent de sécurité mis en cause dans une vidéo le montrant entrain de violenter un homme à la gare d’Amiens sera jugé le 3 juin. En attendant, il a donné sa version des faits et exprimé ses regrets.

La vidéo filmée par un passant a été vue près de 2.3 millions de fois. Cette séquence de 18 secondes qui montre un vigile frappant du pied un homme à la gare SNCF d'Amiens (Somme), lundi matin, a suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. Après la condamnation par la SNCF et l'ouverture d'une enquête pour "violences volontaires" mardi par le parquet d'Amiens, le vigile mis en cause a été présenté au tribunal vendredi, qui a décidé de reporter son procès au 3 juin. Son avocate, Houria Zanovello, a demandé un délai pour préparer sa défense. Ce père de famille de 36 ans restera sous contrôle judiciaire jusqu'au procès. Dans l'attente de son jugement, il a l'interdiction de fréquenter la gare et d'exercer le métier d'agent de sécurité.

A l’audience, il a exprimé "beaucoup de regrets" envers la victime qu'il a frappée. "Ce sont des choses que je n'aurais pas dû faire", a-t-il déclaré. Sur les circonstances de son accès de colère, l’agent de sécurité a précisé que "depuis que je travaille à la gare, cette personne me menace de mort, m'insulte, me crache dessus". "Cela n'excuse rien, précise l'avocate du prévenu, maître Hounia Zanovello. Mais il raconte combien il était excédé par le comportement du marginal : "C'était un ras-le-bol. (...) Tous ceux qui travaillent à la gare, mes collègues, ils comprennent". De son côté, l’employeur du vigile, la société de gardiennage amiénoise CGS, prestataire de la SNCF, a entamé une procédure de licenciement pour faute grave.

EN SAVOIR +
>> VIDEO - SDF frappé par un agent de sécurité à la gare d'Amiens : une enquête est ouverte

La victime est connue des services de police

La scène avait été filmée puis postée par un Amiénois qui passait par là, lundi aux alentours de 7 heures. "J'allais chercher mes cigarettes au tabac quand j'ai vu l'agent de sécurité s'énerver contre un homme que je croise régulièrement", a-t-il raconté à un correspondant de l'AFP. L'homme frappé, âgé d'une cinquantaine d'années, a déposé plainte, mais refuse de consulter un médecin pour faire attester des coups reçus, précise-t-on de source policière. 

Ce n'est pas un SDF, mais un marginal défavorablement connu des services de police, qui l'ont interpellé à maintes reprises pour ivresse dans un lieu public, selon la même source. 342 mains courantes ont notamment été déposées contre l'homme depuis 2002. Mais pour l'auteur de la vidéo, qui a déjà croisé la victime, cet homme est "quelqu'un de souriant" et "qui n'avait pas l'air alcoolisé au moment des faits". Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a décidé d'ouvrir une enquête mercredi, parlant d'une scène "d'une grande violence".

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