VIDÉO - "Vous allez vous excuser" : voici comment une victime de viol était reçue par la police dans les années 80

VIDÉO - "Vous allez vous excuser" : voici comment une victime de viol était reçue par la police dans les années 80

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ARCHIVE - Ce dimanche, Raymond Depardon était l'invité de l'émission "C Politique" sur France 5. L'occasion pour la production de ressortir un extrait d'un film du réalisateur, "Faits divers", réalisé en 1983. Un commissaire de police du Ve arrondissement de Paris se retrouvait face à une victime de viol...

Glaçant. Le photographe et réalisateur Raymond Depardon, rendu célèbre notamment par ses films documentaire, était l'invité de l'émission "C Politique" sur France 5, ce dimanche. Et justement ce soir-là, un extrait de "Faits divers", réalisé en 1983 et qui raconte le quotidien du commissariat du Ve arrondissement de Paris, a été montré. Dans cette scène, un policier reçoit une jeune femme venue porter plainte pour viol. Mais la façon dont l'officier va traiter la victime a choqué sur le plateau.

"Vous lui avez fait passer une sacrée soirée aussi"

Les mots résonnent forts dans ce passage. "Il faut que vous compreniez une chose mademoiselle, c’est que le viol en France c’est un crime. Que ce garçon risque de se retrouver en taule 5 ans, minimum, parce qu’il a fait l’amour avec vous et que vous n’étiez pas d’accord de faire l’amour avec lui. Vous avez déjà passé une nuit ensemble la semaine dernière. Enfin là, lui il voulait remettre ça au jus et vous n’étiez pas d’accord. A partir de là, il téléphone à sa petite copine. Ça continue de mettre de l’huile sur le feu. Vous l’envoyez en taule pour cinq ans. Ça fait quand même beaucoup, vous ne trouvez pas ?", s'insurge l'homme.  

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LA CULTURE DU VIOL, C'EST QUOI ?

"Alors on va faire une chose, on va bien se mettre d’accord. Et puis ensuite, on va vous mettre tous les deux ensemble. Vous allez vous faire des excuses, lui de vous avoir fait ce qu’il vous a fait ce qui n’était peut-être pas très correct et puis vous, vous allez vous excuser auprès de lui parce que vous lui avez fait passer une sacrée soirée aussi", ajoute-t-il. La victime, en larmes, tente de répondre, en vain : "Je ne veux pas le voir". Improbable.

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