Mort d'un enfant de 6 ans après avoir mangé une crêpe à l'école : l'institutrice mise en examen

Mort d'un enfant de 6 ans après avoir mangé une crêpe à l'école : l'institutrice mise en examen

FAIT DIVERS - Un garçon de 6 ans est mort à la fin du mois de mars à Limas (Rhône) d'une attaque cardiaque. Il revenait d'une fête d'école où il avait mangé une crêpe, alors qu'il était allergique aux produits laitiers. L'institutrice soupçonnée de lui avoir donné l'aliment a été mise en examen pour homicide involontaire.

L'institutrice soupçonnée d'avoir donné une  crêpe à un enfant allergique aux produits lactés a été mise en examen pour homicide involontaire. Elle a été laissée libre. L'instruction se poursuit. Le 29 mars dernier, un garçon de 6 ans est décédé après avoir mangé une crêpe contenant du lait alors qu'il était allergique à cette aliment. Pris en charge par les pompiers à la suite d'un malaise cardiaque, il n'a pu être secouru par les médecins de l’hôpital de Villefranche-sur-Saône. Les faits sont survenus sur le chemin du retour de l'école. 

"Notre hypothèse de travail de départ est l’ingestion d’une crêpe, lors du carnaval de l’école, alors qu’il apparaît qu’il était allergique aux produits lactés", avait indiqué le parquet juste après le décès. L'établissement scolaire - l’école Fernand-Gayot - était pourtant au courant de l'allergie de l'enfant. 

"Même les parents d'élèves étaient au courant que mon fils était allergique au lait"

L'autopsie avait confirmé cette piste : l'enfant est mort d'un choc anaphylactique, une réaction allergique immédiate. Scolarisé en grande section de maternelle, il fêtait le carnaval dans son école. Le personnel qui avait confectionné des crêpes pour l'occasion en a proposé aux élèves. Selon Le Progrès, il avait l'habitude de manger des crêpes à l'eau chez lui, il a donc accepté.

Il ressort que "c'est la maîtresse qui a proposé à la crêpe à l'enfant" alors que "son régime alimentaire était connu" du personnel de l'école, a ajouté le procureur. Dans les médias depuis, les parents de l'enfant ont pointé la responsabilité de l'institutrice. Le père avait estimé que le drame était "totalement" de sa faute, puisqu'elle était au courant pour l'allergie au lait de vache et ce qu'il faut faire en cas d'urgence" . "C'est pire qu'une erreur, a-t-il lancé. Donner quelque chose à quelqu'un en sachant que ça pourrait lui faire du mal, pour une maîtresse d'école ça n'est pas logique. Il y a un manque de jugeotte". "Ça fait trois ans qu'il est dans cette école : petite section, moyenne section, tout le monde était au courant. Même les parents d'élèves étaient au courant que mon fils était allergique au lait", a de son côté déploré la mère auprès de BFMTV.

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Quelques jours après ce drame, la ministre de la santé Agnès Buzyn s'était dit intéressée par des règles imposant la présence de stylos à adrénaline dans les écoles concernées par des élèves très allergiques.  

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