Viol entre élèves d’un collège du Gard : le directeur de l’établissement suspendu

Viol entre élèves d’un collège du Gard : le directeur de l’établissement suspendu

FAITS DIVERS
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SUSPENSION - Le directeur d’un collège du Gard a été suspendu de ses fonctions, suite à une affaire de viol entre élèves durant un voyage de classe. Il estime qu'on lui reproche d’avoir dénoncé ce viol aux gendarmes avant d’en avoir parlé à sa direction, ce qu’elle dément.

La suspension du directeur du collège Saint-Joseph de Saint-Ambroix, dans le Gard, a suscité l'émoi des professeurs et des élèves. Une procédure de licenciement a également été engagée contre lui suite à "des dysfonctionnements graves" lors d'une affaire de viols entre élèves. 


Que lui reproche-t-on ? Le 30 mars, après avoir été informé du viol d'un collégien par deux autres élèves de l'établissement de quelque 300 élèves lors d'un voyage scolaire à Chypre, Paul Gobillot s'était rendu à la gendarmerie avec les parents de la victime et avait été entendu en tant que témoin. Deux adolescents de 4e ont ensuite été mis en examen pour "viol en réunion". 

On me reproche de ne pas avoir respecté les procédures administratives, d'avoir contacté directement la gendarmerie sans prévenir ma hiérarchie" à propos du violPaul Gobillot, directeur du collège Saint-Joseph de Saint-Ambroix (Gard)

"On me reproche de ne pas avoir respecté les procédures administratives, d'avoir contacté directement la gendarmerie sans prévenir ma hiérarchie" à propos du viol, a assuré lundi 11 juin à l'AFP le directeur du collège catholique, qui n'était pas du voyage à Chypre.


De son côté, la direction dément cette version des faits : "La responsabilité du chef d'établissement a été engagée pour plusieurs raisons dans ce dossier, qui, s'ajoutant à des dysfonctionnements graves, ont conduit à sa mise à pied. Le rectorat a également prononcé une suspension", précise dans un communiqué le directeur diocésain pour le Gard Jérôme Martine. "Ce n'est en aucun cas le fait d'avoir dénoncé un viol qui serait reproché à Monsieur Gobillot, le chef d'établissement."

Un directeur soutenu par ses élèves et ses professeurs

Alors qu'il était convoqué ce lundi par son employeur, l'Ogec, pour un entretien préalable de licenciement, une dizaine de personnes - élèves et anciens élèves, parents, professeurs - sont venus le soutenir. Paul Gobillot, 62 ans, est à la tête de l'établissement depuis plus de 30 ans.


"Très apprécié des enseignants et des élèves, M. Gobillot fait l'objet d'une véritable chasse à l'homme depuis plusieurs mois, autant par le directeur diocésain que par l'Ogec", a assuré son avocat. Me Philip de Lumley-Woodyear met notamment en avant des divergences sur la gestion des biens immobiliers et sur des projets pédagogiques. Le chef d'établissement a par exemple initié une classe de "décrocheurs, pour des jeunes en rupture, aussi bien des migrants que des locaux de nos campagnes de milieux défavorisés, qui a abouti à des résultats extraordinaires", rapportent nos confrères de 20 Minutes. Une classe qui ne serait plus au goût du jour pour la rentrée prochaine.


Le directeur est attendu ce mercredi pour un second entretien à Nîmes. Un conseil d'administration devrait ensuite statuer sur son sort.

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