Violences à la fac de droit de Montpellier : l'ex-doyen Philippe Pétel et un professeur mis en examen

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MONTPELLIER - Des poursuites judiciaires sont engagées après les violences survenues au sein la faculté de droit de Montpellier le 22 mars au soir. L'ex-doyen de la faculté, Philippe Pétel, et un professeur Jean-Luc Coronel de Boissezon, ont été mis en examen jeudi soir.

Une semaine après les violences survenues dans un amphithéâtre de la faculté de droit Paul-Valéry, où des individus cagoulés ont violemment évacué des étudiants qui occupaient les locaux pour marquer leur opposition à la loi Vidal, l'ex-doyen de la faculté, Philippe Pétel, et un professeur, ont été mis en examen jeudi soir, a annoncé le procureur de Montpellier. Ils avaient été placés en garde à vue la veille. 


L'ex-doyen a été mis en examen pour complicité d'intrusion et Jean-Luc Coronel de Boissezon a quant à lui été mis en examen pour complicité d'intrusion et violences en récidive - en raison d'une condamnation datant de 2013. Tous les deux ont été placés sous contrôle judiciaire.


Philippe Pétel avait annoncé sa démission au lendemain des faits, vendredi 23 mars. Contactés par LCI, des étudiants présents ce soir-là lui avaient reproché, dans des témoignages concordants, au mieux une étonnante passivité devant la scène, au pire d'avoir facilité l'arrivée des agresseurs. 

Plusieurs étudiants, dont certains ont été hospitalisés, avaient porté plainte pour coups et blessures après avoir été violentés par des individus cagoulés armés de battes, de bouts de palette et d'un taser. Mercredi, le site Mediapart avait obtenu une vidéo exclusive montrant le doyen Philippe Pétel en présence des individus cagoulés, applaudissant l'évacuation des locaux. Par ailleurs, le professeur Coronel de Boissezon avait été identifié. Un spécialiste de l'histoire de droit qui, dans une lettre à Libération mercredi 28 mars, ne niait pas avoir porté des coups. "Je n'ai pas l'habitude, lorsque je suis agressé, de rester passif", avait-il indiqué au quotidien.


Le procureur de la République avait ouvert, vendredi 23 mars, une enquête pour des faits de violences en réunion et avec arme après l'expédition punitive de la nuit du jeudi 22 au vendredi 23 mars. Le lendemain des faits, de nombreux étudiants, sympathisants du mouvement de protestation qui avait conduit à l'occupation de la faculté, avaient manifesté leur colère devant les locaux de l'université, tandis que des étudiants de la fac de droit, proche de la droite et de l'extrême droite, faisaient entendre leur soutien au doyen démissionnaire et que l'université de Montpellier annonçait la fermeture des locaux. Une fermeture qui court toujours.

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