Violences à Moirans : "C'est le seul moyen que j'ai trouvé", plaide la mère d'un des détenus

Violences à Moirans : "C'est le seul moyen que j'ai trouvé", plaide la mère d'un des détenus

FAITS DIVERS
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INCIDENTS - Le calme est revenu à Moirans (Isère). Mardi soir, des membres de la communauté des gens du voyage ont provoqué des incidents afin que deux détenus puissent assister aux obsèques de leur frère et cousin. "Je n'avais pas d'autre choix", a plaidé la mère d'un des détenus.

Après une soirée de violences, le calme semble revenu à Moirans, en Isère. Mardi 20 octobre, des dizaines de membres de la communauté des gens du voyage ont semé le chaos aux alentours d'une route départementale et de la gare SNCF de cette commune de 8000 habitants. "Il s'est passé des choses inadmissibles dans ma commune", fulmine Gérard Simonet, maire de Moirans.

"J'ai tout fait pour les libérer"

En cause, la non-libération de deux détenus de la prison d'Aiton pour pouvoir assister aux obsèques d'un membre de leur famille, victime d'un accident de la route le week-end dernier. Interrogée par France Info , la mère d'un des détenus, explique qu'elle n'avait "pas d'autre choix" et avoir "tout fait pour libérer temporairement son fils", proposé "qu'il soit accompagné d'une forte escorte policière" pour l'occasion. "C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour qu'on m'entende", plaidant également que personne n'avait été blessé. Sans préciser quelle était son niveau d'implication dans les violences de la soirée.

L'initiative est restée sans suite, avec les conséquences que l'on connaît, qui ne sont pas sans rappeler des incidents cet été en Picardie. L'A1 entre Lille et Paris avait été bloquée pour obtenir de l'administration pénitentiaire la libération d'un détenu pour qu'il puisse assister aux obsèques de son père, tué quelques jours plus tôt au cours d'une fusillade qui avait suscité une forte émotion, fin août dernier.

EN SAVOIR + >> L'A1 bloquée par des gens du voyage entre Paris et Lille

Retour au calme dans la soirée

Les incidents de Moirans ont été accompagnés d'une mutinerie à la prison d'Aiton, en Savoie. Une vingtaine de détenus, dont les deux personnes qui réclamaient leur libération, ont, vers 17h, mis le feu à leur coursive et détruit les serrures de leur cellule. Jusqu'à ce que l'intervention d'une équipe spécialisée ramène le calme en début de soirée.

A Moirans, le calme revenait vers 20h, sans qu'on ait à déplorer de blessés. Aucune interpellation n'avait été effectuée. Les incendies étaient éteints, la circulation des trains pouvaient reprendre. En attendant, une nouvelle demande de libération a été déposée par l'avocat des deux détenus au cœur des incidents. Le tout sous la menace de nouvelles violences s'ils n'obtenaient pas satisfaction.

EN SAVOIR +
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