Violences conjugales : le compagnon de la femme retrouvée morte dans une poubelle de Montparnasse était "un pervers"

Violences conjugales : le compagnon de la femme retrouvée morte dans une poubelle de Montparnasse était "un pervers"
FAITS DIVERS
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RÉCIT - Après la découverte, jeudi dernier, du corps d'une femme dans un immeuble parisien du quartier de Montparnasse, sa sœur a livré des précisions sur les circonstances du drame, survenu à la suite d'une dispute conjugale. Le conjoint a été mis en examen dimanche pour meurtre.

Dès jeudi, le compagnon de la femme retrouvée dans une poubelle à Paris avait été arrêté et placé en garde à vue. Trois jours après la macabre découverte dans une cave d'un immeuble du 14e arrondissement, l'homme de 34 ans a été mis en examen pour meurtre. Depuis, la sœur de la victime a quant à elle livré des précisions sur ce qui s’était passé.


Inquiète de ne plus avoir de nouvelles de son aînée depuis le 13 juillet, c'est elle qui avait prévenu les forces de l'ordre, après avoir fait le déplacement de Normandie. A son arrivée à l'appartement du quartier de Montparnasse, elle avait en effet trouvé porte close, tout en entendant que quelqu'un se trouvait à l'intérieur. Sur place, les policiers avaient été invités par la concierge à se rendre au sous-sol du bâtiment d'où se dégageait "une odeur inhabituelle."

"Un dingue, un pervers, un jaloux"

"Le corps était déjà en état de décomposition, les conclusions de l'autopsie vont devoir être complétées par un examen anatomopathologique" (étude des organes et des tissus), a relevé une source proche de l'enquête, précisant que "la victime a subi un important traumatisme facial".


Déjà condamné pour des vols ou conduite sans permis mais pas pour violences conjugales, le suspect a déclaré devant les enquêteurs que le décès était intervenu à la suite d'une dispute conjugale. "Il a dit qu’elle l’avait énervé", aurait précisé une source au Parisien, qui a publié le témoignage de la soeur de la victime ce lundi. L’homme, "baraqué" aurait frappé sa compagne de 45 kg, précise-t-on. Il l’aurait laissée pour morte avant d'aller se coucher. 


"C’était un dingue, un pervers, un jaloux. Il la menaçait. Elle avait perdu 20 kg après l’accouchement. Il l’isolait, la coupait de tout le monde", a assuré cette dernière au quotidien.


La victime, aide-soignante à l’hôpital Saint-Antoine (XIIe), n’avait jamais porté plainte pour violences conjugales.

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