Viols sur mineures : l'entraîneur de tennis joue gros lundi

Viols sur mineures : l'entraîneur de tennis joue gros lundi

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PRISON – La justice statue ce lundi sur le placement en détention provisoire de l'entraîneur de tennis mis en examen mercredi pour "viols et agressions sexuelles" sur trois mineures âgées de 12 à 17 ans au moment des faits. Trois mois après la condamnation de Régis de Camaret à dix ans de prison, voilà le tennis français en proie à un nouveau scandale.

C'est le nouveau scandale qui éclabousse le monde du tennis. Trois mois après la condamnation en appel de Régis de Camaret à dix ans de prison pour viols, un autre entraîneur est dans le viseur de la justice : Andrew Geddes. Cet homme de 48 ans saura ce lundi s'il reste en prison, cinq jours après avoir été incarcéré à la suite de sa mise en examen pour "viols et agressions sexuelles sur mineures par personne abusant de l'autorité conférée par ses fonctions".

Au cours de sa garde à vue, le suspect originaire du New Jersey (Etats-Unis) a reconnu un viol dans un cas particulier, évoquant pour le reste des relations consenties même si elles n'étaient "pas normales". Et pour cause, ses trois victimes présumées étaient âgées de 12 à 17 ans au moment des faits, commis entre 1999 et 2005 quand le spécialiste de la balle jaune exerçait au sein du club de Sarcelles.

"Il est passé de manière incroyable entre les gouttes"

Interrogé par metronews , le président de ce club, Jonathan Chaouat, parle d'un "entraîneur compétent et charismatique", au-dessus de tout soupçon. "Comment a-t-il pu être autant apprécié des parents des enfants comme des dirigeants de clubs, à Sarcelles comme à Levallois (où l'entraîneur était directeur sportif au moment de son arrestation, ndlr) ? Il n'y avait aucun doute sur lui, sur ses compétences. Il est passé de manière incroyable entre les gouttes", regrette celui qui était joueur à l'époque des faits, et dont le club qu'il préside va se porter partie civile.

La Fédération française de tennis (FFT) ne s'est pas encore prononcée sur la question mais pourrait être encouragée à faire de même par Najat Vallaud-Belkcaem. Réagissant à cette affaire, la ministre de la Jeunesse et des Sports a proposé vendredi la création d'un observatoire des violences sexuelles dans le sport et appelé à "une mobilisation collective" pour "améliorer la protection des victimes en facilitant leur prise de parole".

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