15 et 6 ans de prison pour avoir violé une fillette en se faisant passer pour des immigrés

15 et 6 ans de prison pour avoir violé une fillette en se faisant passer pour des immigrés

VIOL - Plus de douze ans après les faits, deux frères, dont l'un affublé de tatouages nazis, ont été condamnés pour viol et complicité de viol sur une collégienne de 12 ans, ce vendredi, par le tribunal de Caen.

C'est un crime remontant à plus de douze ans qui a été jugé à Caen, ce vendredi, rapporte l'AFP. Les frères Goeller, 47 et 36 ans, le premier affublé de tatouages de croix gammée sur le corps, ont été condamnés à 15 et six ans de prison pour le viol et atteinte sexuelle sur une collégienne de 12 ans. Un verdict en-deçà des réquisitions du parquet, qui avait requis 18 ans pour le grand frère, Frédéric, jugé pour viol, et 15 contre son cadet, Fabrice, jugé pour complicité de viol. Ils encouraient 20 ans de prison.

L'ADN retrouvé 10 ans après les faits

Les deux hommes étaient jugés à huis-clos, sur demande des parties civiles, pour avoir, en octobre 2014, enlevé une jeune collégienne dans les environs de Vire (Calvados), alors qu'elle revenait de son collège. Ils l'avaient ensuite emmenée dans un bois pour l'y violer, où elle n'avait été retrouvée que dans la nuit. Comble du sordide, rappelle le parquet général, ils s'étaient appelés par des prénoms maghrébins, afin de faire peser la condamnation sur des immigrés.

L'affaire aurait tout aussi bien pu être laissée à l'abandon. En effet, faute de traces ADN, le dossier avait été classé sans suite en 2007. Ce n'est qu'à la faveur de leur condamnation pour tentative de vol, à Rennes, que l'instruction a pu reprendre. L'ADN alors prélevé sur le frère aîné, auteur du viol, correspondait à celui retrouvé en 2004. 

Je voulais donner une connotation politique à ce viol- Frédéric Goeller, en 2015

Les deux frères avaient aussitôt reconnu les faits et évoqué, par la voix de leur avocat, "la honte profonde de l'avoir commis". L'aîné était connu pour sa proximité avec "des groupuscules extrémistes plutôt d'extrême droite" et noté que vouloir "faire croire que les étrangers sont des gens qui font du mal" montre 'qu'on est dans un comportement pas très rationnel" et ne revendiquaient plus la volonté de présenter le crime comme "anti-Français", a plaidé leur avocat.

Deux ans plus tôt, au moment de leur procès pour tentative de vol, Frédéric Goeller semblait pourtant assumer ses faits : "Je regrette ce que j'ai fait à Vire mais je voulais donner une connotation politique à ce viol en le maquillant en crime anti-Français, commis par un étranger. Nous nous sommes fait passer pour des Tunisiens", avait rapporté Ouest France.

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