Viry-Châtillon : Valls et Cazeneuve assurent que les agresseurs seront "très sévèrement punis"

AGRESSION - Quatre policiers qui sécurisaient une caméra de vidéosurveillance ont été blessés samedi après avoir été attaqués par une quinzaine d'individus armés de cocktails Molotov à Viry-Châtillon (Essonne). L'un d'entre eux est "entre la vie est la mort", selon le secrétaire départemental du syndicat de police Alliance 91 Claude Carillo, et devait être opéré ce lundi. Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur assurent que les agresseurs seront rattrapés par la justice.

"Ces individus seront rattrapés car la police judiciaire travaille, elle travaille bien, elle travaille vite". Invité de RTL ce lundi, Bernard Cazeneuve a affirmé que les agresseurs des policiers de Viry-Châtillon seraient amenés devant la justice et "très sévèrement punis". Des propos confirmés par Manuel Valls, en déplacement à Viry-Châtillon. "Les coupables seront jugés sévèrement", a déclaré le Premier ministre.

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Les quatre policiers ont été blessés samedi, dont deux grièvement, après des tirs de cocktails Molotov jetés dans leur voiture, à Viry-Châtillon dans l'Essonne. Selon le  secrétaire départemental du syndicat de police Alliance 91, Claude Carillo, l'un d'eux , un adjoint de sécurité, est "entre la vie et la mort".  "Il a été placé dans un coma artificiel, il est dans un état jugé très très sérieux", a-t-il déclaré au micro de RTL dimanche. Selon un collègue du policier interrogé par le Point, il devait être opéré ce lundi. S'il s'en sort, l'homme pourrait subir une greffe du visage, abîmé par les brûlures. Un tiers de son corps aurait été touché, et une partie de ses poumons sont également gravement touchés.


En milieu d'après-midi, le procureur de la République d'Evry Eric Lallement a confirmé que le  "pronostic vital" était engagé pour cet adjoint de sécurité au commissariat de Savigny sur Orge. Il précise que ce dernier, hospitalisé à l'hôpital Saint-Louis à Paris, est "très grièvement brûlé aux mains et sur l'ensemble du corps" et que "les médecins ne pourront se prononcer que dans un délai de 48 heures". 


La policière également gravement atteinte, "mère de trois enfants, est très choquée et devrait normalement s'en sortir beaucoup plus facilement", ajoute-t-il. Celle-ci travaille au commissariat d'Athis-Mons. "Elle est très grièvement brûlée aux mains et au visage, précise le procureur. Le pronostic vital n'est pas engagé. Compte tenu de son état de santé et de l'importance des brulures, elle a été transportée, au cours de l'après midi de ce dimanche, à l'hôpital Saint Louis à Paris". 

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Un bilan confirmé par Jean-Marc Falcone, directeur général de  la police nationale, sur Europe 1 : "Ce matin, nous en avons toujours deux hospitalisés pour des blessures de grosse gravité. L’un d’entre eux, le jeune adjoint de sécurité de 28 ans dont la situation de santé est pour l’instant réservée et préoccupante. L’autre personne a aussi été blessée gravement et est toujours hospitalisée en soins intensifs."


Les deux policiers blessés plus légèrement ont pu sortir de l'hôpital mais avec tout de même "trois semaines d'arrêt de travail", a précisé sur LCI Jérôme Bonnet, le porte-parole de la Police nationale. Si aucune interpellation n'a encore eu lieu, celui-ci indique que la police scientifique analyse les indices récupérés sur place, en même temps que les bandes vidéo sont visionnées. "Les enquêteurs travaillent d'arrache-pied" pour retrouver les agresseurs.


Le procureur de la République d'Evry fait savoir que  "les policiers en charge de l'enquête ont d'ores et déjà recueilli le témoignage de trois des quatre victimes ainsi que de plusieurs témoins". Il ajoute que ceux-ci "ont par ailleurs procédé à de nombreux prélèvements sur des objets trouvés dans et à proximité des véhicules. Des réquisitions d'expertise ont été adressées au laboratoire de police scientifique de Paris pour leur exploitation". Les bandes vidéo de plusieurs caméras situées aux alentours " font actuellement l'objet d'une analyse technique" conclut Eric Lallement.

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Vers 15 heures samedi, "l'équipage qui se trouvait dans un véhicule de police était chargé de la surveillance d'une caméra vidéo près d'un feu rouge à Viry-Châtillon. Des individus s'en sont pris à eux avec des jets de cocktails Molotov", a expliqué une source policière.


D'autres policiers arrivés en renfort dans une deuxième voiture "ont essuyé  eux aussi des jets de cocktails Molotov". Ils  ont été "légèrement blessés et très choqués, et évacués vers un centre  hospitalier". Les deux voitures de police attaquées ont été incendiées et détruites.


Le ministère de l'Intérieur avait fait part de "sa profonde indignation" et assuré que tout serait "mis en œuvre pour retrouver et interpeller les auteurs de ces actes intolérables". Pierre-Henry Brandet , porte-parole du ministère de l'Intérieur, interrogé par LCI, a affirmé qu'il s'agissait d'un "acte criminel". 

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