Viry-Châtillon : les deux policiers grièvement blessés sont "sains et saufs"

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Policiers brûlés à Viry-Châtillon

VIOLENCES - Plus de deux semaines après leur terrible agression à Viry-Châtillon (Essonne), les deux policiers grièvement brûlés sont "sains et saufs". L’annonce a été faite par le professeur Maurice Mimoun, chef du service chirurgie plastique, esthétique et traitement des brûlés de l'Hôpital Saint-Louis de Paris au "Figaro".

Sains et saufs. Plus de deux semaines après leur terrible agression à Viry-Châtillon (Essonne), les deux policiers grièvement brûlés sont "sains et saufs". L’annonce a été faite par le professeur Maurice Mimoun, chef du service chirurgie plastique, esthétique et traitement des brûlés de l'Hôpital Saint-Louis de Paris au Figaro

Ce dernier a précisé ne pas avoir voulu communiquer après la sortie de l’hôpital de la policière mardi 25 octobre, "dans la mesure où le pronostic vital de son collègue restait engagé".  Selon le souhait des deux fonctionnaires qui ont voulu que l'on témoigne de l'extrême violence de l'agression dont ils ont été victimes, précise le quotidien, le chef de service souligne que si "le pronostic vital des deux policiers n'est plus engagé, il n'en demeure pas moins qu'une longue phase de rééducation et sans doute d'autres interventions chirurgicales seront nécessaires. La vie sauvée ne veut pas dire que leur parcours médical est terminé."

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"Enormément de courage et de dignité"

Après avoir reçu des soins spécialisés, la policière continue à être traitée en dehors de l’hôpital. Son collègue, un jeune adjoint de sécurité, a été brûlé au troisième degré profondément au visage et aux mains et a dû bénéficier de soins de réanimation, a précisé le professeur Maurice Mimoun.  L'intervention chirurgicale effectuée sur le patient "a consisté à l'excision de toute la brûlure et à son remplacement par une greffe prise sur son cuir chevelu. Ses mains ont été traitées puis immobilisées par des fixateurs externes permettant ainsi de les maintenir dans la meilleure position pour qu'elles récupèrent au mieux leur mobilité", a-t-il expliqué. 

Sortis d’affaire, les deux fonctionnaires vont garder des séquelles "importantes", que l’équipe de l’hôpital Saint-Louis s’efforce de limiter. "Les deux policiers ont affronté cette épreuve avec énormément de courage et de dignité constamment entourés de leur famille", a conclu le professeur Mimoun. 

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    Pas d’interpellation pour le moment

    Le 8 octobre dernier, quatre policiers ont été victimes d’une attaque d’une extrême violence perpétrée par une quinzaine d’agresseurs. Les deux fonctionnaires grièvement blessés, un adjoint de sécurité de 28 ans et une gardienne de la paix de 39 ans, ont subi des jets de cocktails Molotov dans la cité sensible de la Grande Borne. Deux de leurs collègues, arrivés en renfort, une femme de 28 ans et un homme de 38 ans, ont également été visés par les agresseurs. Ces derniers sont en incapacité totale de travail pour 21 jours. 

    Une information judiciaire a été ouverte ce vendredi pour "tentatives de meurtres sur personnes dépositaires de l'autorité publique commises en bande organisée" et "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime". Aucun des agresseurs présumés n’a pour le moment été interpellé. Suite à cette agression, les policiers ont fait entendre leur colère jusque dans les rues, en uniforme, voiture de fonction et arme à la main, depuis le 17 octobre.

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